Chaussures de randonnée Cimalp Balme : le bilan après trois mois d’utilisation
Un retour d’expérience authentique après des dizaines de kilomètres en montagne
Il y a trois mois, Melles750 vous présentait les chaussures de randonnée Cimalp Balme, des chaussures mid conçues pour la randonnée en moyenne montagne. Après une première sortie prometteuse, il était temps de vraiment les malmener sur la durée. Aujourd’hui, après plusieurs dizaines de sorties dans les Pyrénées, sur tous types de terrains et par tous les temps, voici ce que valent vraiment ces chaussures de la marque drômoise.
Ce bilan, ce n’est pas celui d’un test express fait sur un coup de tête. C’est un vrai suivi sur le terrain, avec l’évolution naturelle d’une chaussure qui se fait au pied, qui se rode petit à petit, qui révèle ses qualités et aussi ses petits défauts. Parce qu’au fond, une chaussure de randonnée ne se juge jamais sur une première impression, mais bien sur sa capacité à suivre le randonneur dans la durée, sortie après sortie, kilomètre après kilomètre.
L’évolution de l’adhérence : une question de rodage
Vous vous souvenez ? Lors des premières sorties, un point avait été noté : la semelle glissait légèrement sur les sols lisses, genre dalles en pierre, carrelage ou surfaces mouillées au retour en ville après une rando. Un détail certes, mais qui méritait qu’on garde un œil dessus pour voir comment ça allait évoluer.
Trois mois plus tard, verdict : ce petit souci a complètement disparu. Après des dizaines de kilomètres dans les sentiers pyrénéens, entre sous-bois, rochers, boue et chemins caillouteux, la semelle s’est naturellement rodée. Et cette usure, loin d’être un défaut, a carrément boosté l’adhérence de la chaussure.
La semelle Vibram à l’épreuve du terrain
Les chaussures de randonnées Cimalp Balme sont équipées d’une semelle Vibram, la référence absolue en randonnée. Et maintenant que cette semelle s’est faite, elle offre une accroche vraiment bluffante sur tous les terrains. Que ce soit sur les rochers mouillés au bord des torrents, dans les sentiers boueux après les pluies d’automne, ou sur les plaques rocheuses des crêtes pyrénéennes, la chaussure n’a jamais lâché.
Le profil des crampons, bien profonds et espacés, permet d’évacuer la boue nickel et évite que la terre s’accumule sous la semelle. Le constat est clair lors de randos du côté de Luchon, où les sentiers forestiers se transforment en vraies patinoires boueuses en cette saison. La semelle se nettoie toute seule à chaque pas, et l’adhérence reste au top même dans les passages les plus délicats.
🍫 ÉNERGIE POUR VOS RANDONNÉES
Profitez de 10% de réduction avec le code MELLES750
Barres protéinées O.K.R. (ex Feed.) et toute la boutique
Le maintien : la vraie force de ces chaussures
S’il fallait résumer en un mot ce qui fait vraiment la différence avec ces Cimalp Balme, ce serait clairement : le maintien. Après trois mois d’utilisation intensive, c’est le truc qui ressort de manière éclatante. Ces chaussures offrent un maintien du pied et de la cheville absolument bluffant, qui change vraiment la donne sur les terrains cassants.
Un atout majeur pour les pieds fins
Pour les pieds plutôt fins, impossible de ne pas apprécier cet aspect. On sait à quel point c’est galère de trouver une chaussure de randonnée qui maintient bien le pied sans créer de frottements partout. Trop souvent, les chaussures pensées pour des pieds larges laissent le pied “flotter” dedans, et bonjour les ampoules et la mauvaise tenue sur les terrains techniques.
Les Cimalp Balme règlent brillamment ce problème. Le chaussant est précis sans comprimer. Le pied est bien calé dans la chaussure, surtout au niveau du talon et du coup-de-pied, mais sans cette sensation d’être coincé dans un étau. C’est vraiment top pour ceux qui ont des pieds fins et qui galérent souvent à trouver chaussure à leur pied (sans mauvais jeu de mots).
Le laçage en trois points : un système ingénieux
Ce maintien d’enfer, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est directement lié au système de laçage en trois points déjà évoqué lors de la première présentation, mais dont l’efficacité se mesure vraiment maintenant après ces trois mois d’utilisation.
Concrètement, ce système découpe la zone de laçage en trois sections : la partie basse au niveau des orteils et de l’avant-pied, la partie médiane au niveau du coup-de-pied, et la partie haute qui englobe la cheville. Cette segmentation permet d’ajuster pile poil la tension du laçage selon les besoins de chaque zone.
En pratique, ça change tout. Possible de serrer modérément en bas pour laisser les orteils respirer (super important dans les descentes pour éviter les ongles noirs), maintenir fermement au milieu pour assurer la stabilité latérale, et ajuster finement en haut pour obtenir le maintien de cheville nécessaire sans bloquer la flexion naturelle du pied.
Cette possibilité de réglage différencié, c’est vraiment précieux sur les longues randos. En milieu de journée, quand les pieds gonflent un peu avec l’effort et la chaleur, on peut desserrer légèrement en bas tout en gardant le maintien sur le haut. À l’inverse, dans les passages techniques en descente, on resserre l’ensemble pour maximiser la précision.
⛰️ RANDONNÉE : BIEN S’ÉQUIPER
Découvrez la marque drômoise Cimalp
Chaussures, vêtements et équipement de randonnée de qualité
La stabilité sur terrain accidenté
Ce maintien dont on vient de parler se traduit directement par une stabilité vraiment impressionnante sur les terrains cassants. C’est surtout lors des traversées de pierriers et des passages sur rochers que cet avantage se fait le mieux sentir.
Dans les Pyrénées, pas mal de sentiers traversent des zones rocailleuses où chaque pas doit être calculé. Sur ces terrains instables, où les pierres peuvent rouler sous le pied, la cheville est particulièrement mise à rude épreuve. Les Cimalp Balme, grâce à leur tige mid (mi-haute) et à leur système de maintien, offrent une vraie protection contre les entorses.
Test en conditions réelles dans les Pyrénées
Le test de ces chaussures sur plusieurs randos exigeantes du côté de Luchon et du Comminges a été concluant. Que ce soit sur le sentier vers le lac d’Oô avec ses passages rocheux, ou sur les crêtes du Mourtis où le terrain alterne entre herbe rase et dalles rocheuses, les Balme ont systématiquement apporté confiance et sécurité.
La tige mi-haute, qui remonte juste au-dessus de la malléole, prend ici tout son sens. Elle ne gêne pas les mouvements naturels du pied quand on marche sur terrain régulier, mais apporte un soutien décisif dès que ça devient technique. Cette protection se fait sentir sans être intrusive, et c’est exactement ce qu’on attend d’une bonne chaussure de rando.
À noter aussi : la largeur de la semelle qui offre une base stable. Contrairement à certaines chaussures de trail trop étroites, les Balme proposent une plateforme suffisamment large pour assurer une bonne assise, particulièrement utile quand on pose le pied en dévers ou sur des pierres instables.
Le confort au quotidien
Au-delà des performances techniques, une chaussure de rando doit avant tout être confortable au quotidien. Parce qu’on peut avoir la chaussure la plus technique du monde, si elle vous massacre les pieds, elle ne sert à rien.
Aucune ampoule après des dizaines de kilomètres
Après trois mois et des dizaines de kilomètres, le bilan est clair : aucune ampoule avec ces chaussures. C’est un truc remarquable qui mérite vraiment d’être souligné. La conception de la chaussure évite tous les points de frottement classiques : pas de couture qui dépasse au niveau du talon, pas de pression excessive sur le coup-de-pied, pas de compression au niveau des orteils.
La doublure intérieure, en textile technique, reste confortable même sur les longues sorties. Elle évacue bien l’humidité et limite les échauffements. Le constat a été fait lors de randos par temps chaud en fin d’été, où les pieds restent relativement au sec malgré la transpiration.
Un chaussant qui ne nécessite pas de rodage
Contrairement à pas mal de chaussures de rando qui nécessitent plusieurs sorties de rodage avant d’être vraiment confortables, les Cimalp Balme étaient agréables dès la première utilisation. Certes, comme toute chaussure, elles gagnent en souplesse avec le temps, mais elles n’ont jamais provoqué de gêne même lors des toutes premières sorties.
Ce point n’est pas anodin du tout. Ça permet de partir en rando avec des chaussures neuves sans flipper de devoir écourter la sortie à cause de douleurs. Un vrai plus pour ceux qui achètent leurs chaussures juste avant un grand trek ou un séjour en montagne.
🌾 ALIMENTATION BIO
Code promo VOWENI52 sur La Fourche
Votre épicerie bio en ligne pour une alimentation saine en montagne
L’imperméabilité et la respirabilité
Les Cimalp Balme sont équipées d’une membrane imperméable et respirante. Après trois mois d’utilisation par tous les temps, avec plusieurs sorties sous la pluie et des traversées de ruisseaux, le constat est sans appel : cette protection fonctionne parfaitement.
Lors des randos automnales dans les Pyrénées, où la pluie peut débarquer d’un coup, les pieds restent au sec même après plusieurs heures de marche sur sentiers détrempés. La membrane bloque efficacement l’eau, que ce soit par le dessus de la chaussure ou par remontée capillaire.
Une respirabilité efficace
Mais l’imperméabilité ne doit pas se faire au détriment de la respirabilité, et c’est là que ces chaussures trouvent un bon équilibre. Lors des montées soutenues ou par temps doux, les pieds ne “cuisent” pas dans la chaussure. La membrane laisse échapper la vapeur d’eau tout en bloquant l’eau liquide, exactement comme on l’attend d’une bonne membrane technique.
Bon, soyons honnêtes, aucune membrane n’est miraculeuse, et lors d’efforts très intenses par forte chaleur, il y a quand même un peu de moiteur. Mais comparé à d’autres chaussures que j’ai pu tester, les Balme se défendent vraiment bien sur ce point.
La solidité et la durabilité
Trois mois, c’est encore un peu court pour juger vraiment de la durabilité d’une chaussure, mais les premiers signes sont encourageants. Les matériaux utilisés ont l’air costauds et résistent bien à l’abrasion naturelle liée à l’usage.
La tige en cuir et textile montre peu de signes d’usure malgré les nombreux contacts avec les rochers, les branches et les ronces. Les coutures restent nickel, et le renfort en caoutchouc qui protège l’avant de la chaussure n’a pas bougé. Seule la semelle montre une usure normale des crampons, mais rien d’inquiétant pour le kilométrage parcouru.
Les œillets de laçage sont en métal et ne montrent aucun signe de faiblesse. Les crochets pour le laçage rapide de la partie haute fonctionnent toujours parfaitement. Même les lacets d’origine, souvent le premier truc à remplacer sur des chaussures de rando, tiennent bon.
🐟 POISSON DURABLE
10€ de réduction sur votre premier panier Poiscaille
Du poisson frais et durable livré chez vous
Les points d’attention
Soyons honnêtes : aucune chaussure n’est parfaite pour tous les usages et tous les pieds. Voici quelques trucs à garder en tête avant de craquer pour les Cimalp Balme.
Le poids
Avec environ 950 grammes la paire (taille 42), les Balme ne sont pas des plumes. Si vous cherchez une chaussure ultra-légère pour du trail rapide ou de la rando sportive, ce n’est probablement pas le meilleur choix. Par contre, pour de la randonnée classique avec portage, ce poids est tout à fait raisonnable et contribue même à la solidité de l’ensemble. Et puis c’est tellement bon après de revenir sur des chaussures plus légères au retour du printemps et de l’été.
Le chaussant spécifique
Comme je l’ai dit, ces chaussures conviennent particulièrement bien aux pieds fins ou moyens. Les personnes avec des pieds très larges pourraient les trouver un peu justes, surtout au niveau de l’avant-pied. Donc vraiment, essayez-les avant d’acheter, idéalement en fin de journée quand les pieds sont un peu gonflés, pour être sûr du bon chaussant.
Le temps de séchage
Les rares fois où de l’eau a pénétré dans la chaussure (traversée de ruisseau avec eau montant plus haut que la tige), le constat est sans appel : le séchage prend pas mal de temps. La membrane qui protège si bien de l’eau extérieure a aussi pour inconvénient de retenir l’humidité à l’intérieur si elle y pénètre. Il faut donc prévoir une bonne nuit de séchage dans un endroit bien ventilé.
Verdict après trois mois d’utilisation
Après trois mois de test intensif dans les Pyrénées, l’avis sur les chaussures de randonnée Cimalp Balme est largement positif. Ces chaussures ont confirmé les bonnes premières impressions et ont révélé des qualités qui ne se découvrent qu’avec le temps et l’usage régulier.
Les points forts sont nombreux : un maintien d’enfer du pied et de la cheville grâce au système de laçage en trois points, une adhérence top une fois la semelle rodée, un confort immédiat sans période de rodage douloureuse, et une construction solide qui laisse présager une bonne durée de vie.
Le chaussant précis, particulièrement adapté aux pieds fins, est vraiment un atout majeur de ces chaussures. Pour tous ceux qui galérent à trouver des chaussures qui maintiennent correctement leur pied sans créer de points de compression, les Balme méritent vraiment d’être essayées.
Les points d’attention sont mineurs : un poids un peu élevé pour ceux qui cherchent l’ultra-léger, et un chaussant qui ne conviendra pas aux pieds très larges. Le temps de séchage assez long en cas de trempage complet est aussi à noter, mais c’est un compromis classique avec l’imperméabilité.
Pour qui sont faites ces chaussures ? Recommandation particulière aux randonneurs qui pratiquent la randonnée en moyenne montagne, sur des sentiers variés avec des passages techniques. Ceux qui cherchent avant tout un excellent maintien de la cheville et du pied seront conquis. Les personnes ayant des pieds fins trouveront enfin une chaussure parfaitement adaptée à leur morphologie.
Ces chaussures conviennent aussi bien pour des randos à la journée que pour des treks de plusieurs jours avec portage modéré. Leur polyvalence en fait un excellent choix pour qui veut une seule paire de chaussures pour la majorité de ses sorties en montagne.
Informations pratiques
Prix : Environ 150 euros (variable selon les promotions)
Poids : Environ 950g la paire (taille 42)
Membrane : Imperméable et respirante
Semelle : Vibram haute adhérence
Hauteur de tige : Mid (mi-haute)
Usage recommandé : Randonnée moyenne montagne, trek avec portage modéré
Particularité : Laçage en trois points pour un maintien optimal
Chaussant : Convient particulièrement bien aux pieds fins à moyens
Trois mois après la première rencontre avec les Cimalp Balme, le constat est clair : ces chaussures ont largement tenu leurs promesses. L’amélioration naturelle de l’adhérence avec le rodage et la confirmation du maintien exceptionnel en font une vraie référence dans leur catégorie. Elles vont encore accompagner les sentiers pyrénéens pendant longtemps, avec la confiance qu’elles sauront porter le randonneur là où il veut aller, en sécurité et confort. Pour un rapport qualité-prix autour de 150 euros, c’est un investissement qui vaut vraiment le coup.
Article publié sur Melles750.fr – Magazine des Pyrénées et de la vie en montagne
[…] chaussures Cimalp Balme cochent toutes les cases : tige haute, membrane imperméable, semelle qui accroche bien sur […]