Written by 16h27 Découvrir, Electricité, Energie, Fil

Jour rouge pour la reprise de janvier 2026

Jour rouge tempo

 

Jour rouge pour la reprise de janvier 2026

Sobriété énergétique : les gestes essentiels pour affronter les journées Tempo les plus chères

La rentrée de janvier 2026 s’annonce sous le signe de la vigilance énergétique. Ce lundi 6 janvier, jour de reprise pour les écoliers et les travailleurs après les vacances de Noël, EDF a classé la journée en rouge sur son calendrier Tempo. Une couleur qui signifie une chose : l’électricité atteint son tarif le plus élevé de l’année. Avec seulement 19 jours rouges restants sur les 22 prévus par l’abonnement et 26 jours blancs encore disponibles sur les 43 programmés, chaque kilowattheure consommé peut faire basculer la facture dans des sommets vertigineux. Dans un contexte où les températures plongent jusqu’à -10 degrés à Melles, la semaine s’annonce délicate pour les ménages équipés de cette offre tarifaire. Entre sobriété contrainte et astuces du quotidien, comment traverser ces journées sans faire exploser son budget électrique ?

L’abonnement Tempo : un pari sur la météo et les habitudes

L’offre Tempo d’EDF repose sur un principe simple en apparence : moduler le prix de l’électricité selon trois couleurs de jours. Les jours bleus, majoritaires (300 par an), affichent des tarifs avantageux. Les jours blancs (43 par an) présentent un prix intermédiaire. Quant aux jours rouges, limités à 22 par an, ils correspondent aux périodes de forte tension sur le réseau électrique, généralement en hiver lors des pics de consommation. Durant ces journées critiques, le prix du kilowattheure en heures pleines peut atteindre des sommets, incitant les abonnés à réduire drastiquement leur consommation.

Cette année, la situation se corse. Avec déjà 3 jours rouges consommés sur les 22 autorisés dès début janvier, et une météo hivernale particulièrement rigoureuse qui s’installe sur l’ensemble du territoire pyrénéen, les semaines à venir s’annoncent tendues. À Melles, les prévisions météorologiques évoquent des températures descendant jusqu’à -10 degrés Celsius, ce qui augmente mécaniquement les besoins en chauffage. Pour les détenteurs d’un contrat Tempo, cela signifie une vigilance de chaque instant : consulter quotidiennement la couleur du lendemain, anticiper ses besoins, réorganiser ses habitudes domestiques.

Le site d’EDF permet de suivre en temps réel la couleur des jours et de planifier sa consommation. Un réflexe devenu indispensable pour éviter les mauvaises surprises sur la facture de fin de mois.

🌱 Soutenez une banque éthique et responsable

Avec le code MELLES750, profitez de 2 mois gratuits sur l’abonnement Premium Green-Got !

J’en profite →

Les gestes de sobriété pour survivre aux jours rouges

Privilégier le chauffage au bois

Premier réflexe des montagnards avisés : rallumer le poêle à bois. Dans les vallées pyrénéennes, nombreux sont les foyers équipés de ces installations qui permettent de chauffer efficacement sans solliciter le réseau électrique. Les jours rouges, c’est le moment de mettre les radiateurs électriques et les pompes à chaleur en veilleuse et de laisser la chaleur du feu de bois prendre le relais. Un stère de bois coûte entre 60 et 100 euros selon les régions, une dépense largement compensée par les économies réalisées sur la facture électrique lors des journées critiques.

Pour ceux qui possèdent un insert ou un poêle de masse, l’inertie thermique permet de maintenir une température agréable pendant plusieurs heures après l’extinction. Il suffit de bien gérer son feu en début de matinée et en soirée pour traverser la journée sans recourir aux convecteurs électriques. Attention toutefois à respecter les normes de ramonage et à utiliser du bois sec pour optimiser la combustion et limiter les émissions de particules fines.

Cuisiner au gaz : la solution alternative

Les plaques de cuisson électriques et les fours représentent des postes de consommation considérables. Les jours rouges, il devient pertinent de ressortir la gazinière de camping ou d’investir dans un réchaud à gaz. Ces équipements, disponibles pour quelques dizaines d’euros dans les magasins de sport ou de bricolage, permettent de préparer l’essentiel des repas sans impacter la facture électrique. Une cartouche de gaz coûte environ 3 à 5 euros et permet de cuisiner plusieurs jours.

Les recettes simples prennent alors tout leur sens : soupes mitonnées sur une seule plaque, pâtes, riz, légumes vapeur, poêlées rapides… Pas besoin de four ni de cuisson longue. On redécouvre les vertus de la cuisine à l’ancienne, celle qui privilégiait les plats uniques et les cuissons douces. Les adeptes du batch cooking peuvent aussi anticiper en préparant leurs repas les jours bleus, lorsque l’électricité est bon marché, pour n’avoir qu’à réchauffer les plats les jours rouges.

Limiter l’eau chaude : douches express et vaisselle minimale

Le chauffe-eau électrique figure parmi les équipements les plus gourmands en énergie. Pour ceux qui disposent d’un système instantané, les jours rouges imposent une discipline stricte : douches de 3 à 5 minutes maximum, vaisselle réduite au strict nécessaire, utilisation d’eau froide ou tiède dès que possible. Certains foyers n’hésitent pas à programmer leur chauffe-eau pour qu’il ne fonctionne qu’en heures creuses bleues, quitte à se laver à l’eau froide occasionnellement.

Les lave-vaisselle et lave-linge sont également mis en pause. On privilégie la vaisselle à la main avec une bassine d’eau chaude préalablement chauffée au gaz, et on reporte les lessives au lendemain si la couleur redevient plus clémente. Ces petits ajustements, multipliés sur une journée, permettent d’économiser plusieurs kilowattheures précieux.

🥾 Équipez-vous pour vos randonnées pyrénéennes

Découvrez la marque drômoise Cimalp et son équipement technique de qualité pour la montagne

Découvrir Cimalp →

Jour rouge : les astuces complémentaires pour optimiser son confort

Installer des rideaux isolants

Même avec du double vitrage performant, les fenêtres et baies vitrées restent des points de déperdition thermique importants. Les jours de grand froid, lorsque le mercure descend à -10 degrés comme annoncé cette semaine à Melles, les parois vitrées peuvent représenter jusqu’à 30 % des pertes de chaleur d’un logement. L’installation de rideaux isolants, également appelés rideaux thermiques, constitue une solution simple et efficace pour limiter ces déperditions.

Ces rideaux, disponibles dans la plupart des enseignes de décoration pour 20 à 60 euros le mètre linéaire selon la qualité, comportent plusieurs couches de tissus dont une doublure isolante. Fermés dès la tombée de la nuit, ils créent une barrière supplémentaire contre le froid extérieur et permettent de conserver plusieurs degrés à l’intérieur. Certains modèles affichent des performances thermiques remarquables, réduisant les pertes de chaleur de 40 à 50 %.

L’astuce fonctionne également en été pour bloquer la chaleur, rendant l’investissement rentable toute l’année. Pour maximiser l’effet, on veille à choisir des rideaux qui couvrent généreusement la surface vitrée et qui touchent presque le sol, limitant ainsi les courants d’air.

Ressortir les bougies et lampes à huile …

L’éclairage représente un poste de consommation qu’on oublie souvent de comptabiliser. Pourtant, multiplié par le nombre de pièces et les heures d’allumage en hiver, il peut peser lourd sur la facture. Les jours rouges, on redécouvre les vertus de l’éclairage d’appoint : bougies, lampes à huile, photophores… Ces sources lumineuses créent une ambiance chaleureuse tout en économisant les kilowattheures.

Bien sûr, il ne s’agit pas de vivre dans la pénombre, mais plutôt d’adapter son éclairage à ses besoins réels. Une bougie suffit amplement pour créer une atmosphère agréable dans un salon lors d’une soirée tranquille, tandis qu’une lampe LED rechargeable sur batterie peut prendre le relais pour les activités nécessitant plus de luminosité. Ces lampes nomades, rechargées les jours bleus, offrent plusieurs heures d’autonomie.

Jouer sur les degrés de chauffage

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) le rappelle régulièrement : chaque degré en moins sur le thermostat représente environ 7 % d’économies sur la facture de chauffage. Les jours rouges, cette règle prend tout son sens. Passer de 20 à 18 degrés dans les pièces à vivre, et maintenir 16 degrés dans les chambres, permet de réduire significativement la sollicitation des radiateurs électriques ou de la pompe à chaleur.

Pour compenser cette baisse de température, on mise sur les vêtements adaptés : pulls en laine, chaussettes épaisses, plaids douillets sur le canapé. La superposition de couches vestimentaires, technique bien connue des randonneurs en montagne, s’avère tout aussi efficace en intérieur. Un bon pull en mérinos ou en laine pyrénéenne locale peut faire gagner l’équivalent de deux degrés de ressenti.

🥕 Votre épicerie bio et locale en ligne

La Fourche vous propose des produits bio à prix coûtant avec le code VOWENI52

Découvrir l’offre →

Une semaine à haut risque : quand la météo s’en mêle

Les prévisions météorologiques pour la semaine du 6 janvier n’ont rien de rassurant pour les abonnés Tempo. Avec des températures plongeant jusqu’à -10 degrés à Melles et des conditions similaires dans l’ensemble des vallées pyrénéennes, les besoins en chauffage vont mécaniquement exploser. Cette situation augmente considérablement le risque de voir s’enchaîner plusieurs jours rouges consécutifs, un scénario redouté par tous les détenteurs de ce type de contrat.

Le réseau électrique français, bien que robuste, connaît des tensions lors de ces épisodes de grand froid. Les pics de consommation surviennent généralement en fin d’après-midi et en début de soirée, lorsque les ménages rentrent chez eux, allument le chauffage, lancent leurs appareils électroménagers et préparent le repas. C’est précisément pour lisser ces pics que l’offre Tempo a été conçue : en pénalisant fortement la consommation lors des jours critiques, elle incite les usagers à décaler leurs usages ou à se tourner vers des alternatives.

Cette semaine pourrait donc virer au « rouge écarlate », comme le redoutent certains observateurs. Si EDF décide de classer plusieurs jours d’affilée en rouge, les abonnés devront faire preuve d’une discipline de fer pour maintenir leur facture dans des limites raisonnables. Les gestes de sobriété devront alors être appliqués avec rigueur, jour après jour, sans relâchement. Une épreuve d’endurance énergétique qui teste la résilience et la capacité d’adaptation des foyers pyrénéens.

Heureusement, les habitants des montagnes ont l’habitude de composer avec les caprices de la météo. Entre autonomie, débrouillardise et solidarité de voisinage, les communautés rurales savent faire face aux situations délicates. Les conseils circulent, les astuces se partagent, et chacun trouve ses propres solutions pour traverser ces périodes tendues sans compromettre son confort ni son budget.

🐟 Poisson de pêche durable livré chez vous

Profitez de 10 € de réduction sur votre premier panier Poiscaille

J’en profite →

La baisse annoncée de l’abonnement : un geste symbolique

Au milieu de ces préoccupations hivernales, une annonce gouvernementale est venue créer un léger frémissement d’espoir. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 4 janvier 2026 une baisse du prix de l’abonnement à l’électricité, prévue pour le 1er février prochain. Selon ses déclarations relayées par La Dépêche du Midi (source), chaque foyer devrait économiser environ 10 euros par an grâce à cette mesure.

Si cette baisse va dans le bon sens, son impact reste modeste au regard des enjeux budgétaires auxquels font face les ménages. Dix euros annuels représentent moins d’un euro par mois, une somme qui peine à compenser les hausses successives enregistrées ces dernières années. Pour un foyer équipé d’un abonnement Tempo qui consomme plusieurs milliers de kilowattheures par an, cette économie apparaît comme une goutte d’eau dans l’océan des dépenses énergétiques.

L’annonce intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les négociations budgétaires au Parlement. Certains observateurs y voient un geste symbolique destiné à apaiser les inquiétudes des Français face à l’inflation énergétique, plutôt qu’une véritable mesure de soutien au pouvoir d’achat. La prudence reste donc de mise : cette baisse, aussi bienvenue soit-elle, ne dispense pas les ménages d’adopter des comportements responsables et économes en énergie.

Pour les abonnés Tempo, l’équation reste inchangée : la meilleure façon de maîtriser sa facture consiste à adapter ses usages aux couleurs des jours et à privilégier les sources d’énergie alternatives lors des périodes rouges. Aucune mesure gouvernementale, aussi généreuse soit-elle, ne peut remplacer la vigilance quotidienne et les gestes de sobriété.

Vers une nouvelle relation à l’énergie

Au-delà des contraintes immédiates imposées par les jours rouges, l’abonnement Tempo invite à repenser notre rapport à l’énergie. Cette offre tarifaire, en rendant visible et tangible le coût réel de l’électricité selon les moments de consommation, nous rappelle une réalité souvent oubliée : l’énergie n’est pas un bien illimité et gratuit. Chaque kilowattheure consommé mobilise des infrastructures, des ressources, et génère des impacts environnementaux.

Les gestes de sobriété adoptés lors des jours rouges pourraient, à terme, s’inscrire dans une démarche plus globale de réduction de notre empreinte énergétique. Cuisiner autrement, privilégier le chauffage au bois issu de forêts gérées durablement, optimiser l’isolation de son logement, adapter sa consommation d’eau chaude : autant de pratiques qui, généralisées au-delà des seules journées critiques, contribueraient à diminuer notre dépendance aux énergies fossiles et à préserver les ressources naturelles.

Dans les Pyrénées, cette conscience écologique n’est pas nouvelle. Les habitants de la montagne ont toujours su composer avec les contraintes naturelles, développant des savoir-faire et des modes de vie adaptés à leur environnement. L’abonnement Tempo, en quelque sorte, réactualise cet héritage : il nous invite à renouer avec une certaine frugalité énergétique, non par privation, mais par intelligence et créativité dans la gestion de nos ressources.

Les jours rouges peuvent ainsi devenir, paradoxalement, des moments d’apprentissage et de réflexion. Ils nous poussent à questionner nos habitudes, à expérimenter des alternatives, à redécouvrir des gestes simples parfois oubliés. Ils nous rappellent également l’importance de la sobriété, non comme une contrainte subie, mais comme un choix assumé en faveur d’un mode de vie plus durable et respectueux de l’environnement.

Cette semaine de reprise s’annonce exigeante pour les foyers pyrénéens abonnés à l’offre Tempo. Entre températures glaciales, journées rouges potentiellement multiples et factures qui guettent, la vigilance sera le maître mot. Poêles à bois rallumés, gazinières d’appoint ressuscitées, douches express, rideaux isolants déployés : les astuces se cumulent pour affronter ces journées critiques sans exploser son budget.

La baisse symbolique de l’abonnement annoncée pour février apporte un soulagement modeste, mais ne changera pas fondamentalement la donne. L’essentiel reste de s’adapter, d’anticiper et de faire preuve de créativité pour traverser l’hiver en préservant à la fois son confort et ses finances. Car au-delà des contraintes, ces défis énergétiques nous rappellent aussi la valeur de la sobriété et l’importance d’une consommation raisonnée, en phase avec les réalités de notre époque et les enjeux environnementaux de demain.

 

Visited 16 times, 1 visit(s) today
Close