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Poiscaille fait l’unanimité dans « Qui veut être mon associé ? »

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Poiscaille fait l’unanimité dans « Qui veut être mon associé ? » : tous les jurés investissent dans la poissonnerie en ligne

Une première dans l’histoire de l’émission de M6 – La startup française décroche 300 000 euros

Publié le 23 janvier 2026 • Temps de lecture : 8 minutes

Ce jeudi 22 janvier 2026, l’émission « Qui veut être mon associé ? » sur M6 a offert un moment rare de télévision économique. Poiscaille, la poissonnerie en ligne qui promet de « lutter contre la surpêche », a réussi l’exploit de convaincre l’ensemble des cinq jurés d’investir dans son aventure. Un fait suffisamment inhabituel pour qu’on s’y attarde.

Dans le petit monde des émissions d’investissement, voir un entrepreneur repartir avec la totalité du jury à ses côtés relève de l’exception. Charles Guirriec, fondateur de Poiscaille, peut désormais se targuer de cette prouesse. Mais au-delà du coup médiatique, que vaut réellement cette entreprise qui ambitionne de transformer notre façon de consommer le poisson ? Entre promesses écologiques et réalités économiques, plongeons dans les coulisses d’un modèle qui séduit autant qu’il interroge.

De l’ingénierie maritime à l’entrepreneuriat : la genèse de Poiscaille

L’histoire de Poiscaille commence en 2014, bien avant que les circuits courts ne deviennent un argument marketing omniprésent. Charles Guirriec n’est alors pas un serial entrepreneur en quête de la prochaine licorne. C’est un ingénieur qui travaille dans le domaine de la pêche et qui observe, au quotidien, les absurdités d’un système où les pêcheurs n’ont aucune maîtrise sur leur destin économique.

« J’ai rapidement compris que les pêcheurs ne maîtrisaient ni la nature de leurs produits, ni leurs prix de vente. Car tout se vend essentiellement aux enchères avec des variations très fortes », explique-t-il. Un constat simple qui cache une réalité brutale : un pêcheur peut partir en mer pendant plusieurs jours, risquer sa vie dans des conditions parfois extrêmes, pour finalement vendre sa prise à un prix qu’il ne contrôle absolument pas.

Le pari du circuit court maritime

L’idée de Poiscaille repose sur un raisonnement qui, avec le recul, paraît presque évident : en permettant aux pêcheurs de vendre directement aux consommateurs, on leur assure une meilleure rémunération et une visibilité sur leurs revenus. Conséquence logique selon Charles Guirriec : « En permettant aux pêcheurs de gagner plus, ils pêcheraient moins. Et c’était la meilleure solution pour lutter contre la surpêche. »

Cette équation vertueuse – mieux payer pour moins prélever – constitue le socle idéologique de l’entreprise. On peut la trouver séduisante ou naïve selon son degré de cynisme, mais elle a au moins le mérite de proposer une alternative concrète au modèle dominant des criées et des intermédiaires multiples.

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Un modèle d’abonnement qui a fait ses preuves

Concrètement, Poiscaille fonctionne sur un système d’abonnement. Les clients commandent des paniers de poissons frais, livrés en direct des pêcheurs. Simple sur le papier, mais la logistique est autrement plus complexe quand il s’agit de produits aussi périssables que des poissons ou des fruits de mer.

Les chiffres clés qui ont convaincu les investisseurs

Aujourd’hui, l’entreprise affiche des métriques qui forcent le respect dans un secteur où beaucoup ont échoué :

28 500 abonnés actifs qui commandent en moyenne deux paniers par mois

18 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2025

250 pêcheurs partenaires sur les côtes françaises

1 900 points de retrait : magasins bio, épiceries fines, caves à vin

75 salariés pour faire tourner la machine

Ces chiffres traduisent une réalité : Poiscaille n’est plus une startup en phase d’amorçage. C’est une entreprise établie, avec une base de clients fidèles et un réseau logistique déjà conséquent. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir connu des moments difficiles, comme nous le verrons plus loin.

L’épisode télévisé : quand cinq investisseurs se battent pour entrer au capital

L’épisode diffusé ce 22 janvier a offert un spectacle inhabituel. Dans « Qui veut être mon associé ? », il est fréquent de voir des entrepreneurs repartir les mains vides, parfois humiliés par des jurés peu convaincus. L’inverse est plus rare : assister à une compétition entre investisseurs pour décrocher une part du gâteau.

Une alliance inédite entre les cinq jurés

La mécanique de l’émission a produit un résultat surprenant. Alice Lhabouz et Anthony Bourbon ont d’abord proposé 150 000 euros pour 5% des parts. Kelly Massol et Jean-Michel Karam, ne voulant pas être en reste, ont formulé leur propre offre. Puis Jonathan Anguelov a exprimé son souhait de rejoindre le premier duo.

Face à cet engouement, Charles Guirriec a fait un choix pragmatique : plutôt que de sélectionner certains et d’en écarter d’autres, il a accepté d’ouvrir davantage son capital. Résultat : 10% cédés pour 300 000 euros, avec l’ensemble des cinq investisseurs à bord.

« Ça va nous apporter une diversité d’expériences. Ce sont des gens qui ont déjà fait passer des startups à l’échelle. Moi je ne suis pas un entrepreneur né et j’ai besoin de conseils. »

— Charles Guirriec, fondateur de Poiscaille

Cette humilité affichée tranche avec l’arrogance parfois reprochée à certains fondateurs de startups. Elle cache aussi une certaine lucidité : Guirriec sait que son entreprise a traversé des turbulences et que l’expertise d’investisseurs aguerris peut faire la différence entre une croissance maîtrisée et un dérapage.

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Les années difficiles : quand la croissance dérape

Il serait malhonnête de présenter Poiscaille comme une success story linéaire. L’entreprise a connu des moments de doute, et Charles Guirriec ne s’en cache pas. Pour comprendre, il faut revenir sur l’historique des levées de fonds.

Deux levées de fonds, deux contextes différents

En 2019, Poiscaille lève un million d’euros pour installer un nouvel entrepôt en Île-de-France et investir dans le marketing. En 2022, rebelote avec une levée bien plus conséquente : 8 millions d’euros destinés à structurer les équipes et à investir dans un entrepôt plus important.

Sauf que 2022, c’est aussi l’année où la guerre en Ukraine fait exploser les coûts de l’énergie. Pour une entreprise dont le cœur de métier repose sur la chaîne du froid et la logistique, l’impact est violent.

« Nous avons beaucoup recruté mais notre chiffre d’affaires n’a pas suivi. La hausse des coûts de l’énergie, liée à la guerre en Ukraine, a fortement impacté nos coûts de production. »

La transparence comme stratégie de survie

Face à cette situation délicate, Poiscaille a fait un pari audacieux : jouer la carte de la transparence totale avec ses abonnés. Une campagne de communication a été lancée pour expliquer les difficultés traversées et tenter d’attirer de nouveaux clients.

Le résultat a dépassé les espérances : « Nous avons reçu un énorme soutien. En deux mois, notre chiffre d’affaires mensuel a augmenté de plus de 40% », révèle Charles Guirriec. Cette résilience communautaire a permis à l’entreprise d’atteindre la rentabilité, un graal que beaucoup de startups food n’atteignent jamais.

On peut y voir la preuve que les consommateurs engagés sont prêts à soutenir les entreprises qu’ils estiment alignées avec leurs valeurs. Ou simplement que la base de clients de Poiscaille, plutôt CSP+ et sensibilisée aux enjeux environnementaux, dispose des moyens de sa fidélité. Probablement un peu des deux.

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Pêche durable : un modèle vertueux qui fait ses preuves

Le discours de Poiscaille sur la pêche durable repose sur une logique économique solide. L’entreprise affirme « lutter contre la surpêche » en rémunérant mieux les pêcheurs, partant du principe qu’un pêcheur bien payé n’a pas besoin de multiplier les sorties en mer pour vivre décemment. Une approche pragmatique qui change la donne.

Un cercle vertueux pour les pêcheurs et les océans

En garantissant des revenus stables et supérieurs aux prix des criées, Poiscaille permet aux 250 pêcheurs partenaires de travailler dans de meilleures conditions. Moins de pression économique signifie des pratiques plus respectueuses : possibilité de choisir ses jours de sortie selon la météo et les stocks, de privilégier la qualité à la quantité, de refuser les pêches intensives. C’est toute une philosophie du métier qui évolue.

Certes, 250 pêcheurs ne représentent qu’une fraction de la filière française. Mais chaque initiative compte, et l’effet d’entraînement est réel : le modèle Poiscaille démontre qu’une autre voie est possible et rentable. D’autres acteurs pourraient s’en inspirer, amplifiant progressivement l’impact positif sur les ressources halieutiques.

Une traçabilité exemplaire dans un secteur qui en manque cruellement

Là où Poiscaille se distingue vraiment, c’est sur la traçabilité. Chaque panier est accompagné d’informations précises sur le pêcheur, le bateau, la zone de pêche et les techniques utilisées. Dans un secteur où la fraude à l’origine reste un fléau – près de 30% du poisson vendu en France serait mal étiqueté selon certaines études – cette transparence totale représente un vrai progrès.

Pour le consommateur soucieux de l’origine de son alimentation, Poiscaille apporte une réponse limpide. Savoir qui a pêché votre bar, où et comment, c’est reprendre le contrôle sur son assiette. Et ça, c’est concret, vérifiable, et finalement assez rare pour être souligné.

 

Les ambitions pour 2028 : croissance et diversification

Avec l’arrivée des cinq investisseurs de « Qui veut être mon associé ? », Poiscaille dispose désormais de moyens supplémentaires pour accélérer. Les ambitions affichées sont claires : atteindre 50 000 abonnés d’ici 2028, contre 28 500 actuellement.

De nouveaux produits pour élargir l’offre

Au-delà de la croissance du nombre d’abonnés, Poiscaille prévoit de diversifier son catalogue. L’entreprise souhaite notamment proposer des plats traiteurs, une évolution logique pour capter les clients qui aiment le poisson mais n’ont pas le temps ou l’envie de le cuisiner.

Cette stratégie de diversification vers le prêt-à-manger présente des avantages : elle augmente le panier moyen et répond à une demande réelle. Elle comporte aussi des risques : transformation en atelier, gestion des DLC plus courtes, concurrence avec les traiteurs traditionnels. Un pari qui devra être mené avec prudence.

L’international en ligne de mire

Charles Guirriec ne cache pas regarder au-delà des frontières françaises : « On regarde ce qu’il se passe en Suisse et en Belgique, même si le marché français est déjà énorme. » Une expansion européenne qui semble logique pour un modèle qui a fait ses preuves, mais qui multipliera les défis logistiques.

Le marché français, avec ses 67 millions d’habitants et sa tradition de consommation de produits de la mer, offre encore un potentiel de croissance considérable. Se disperser trop vite à l’international serait peut-être prématuré. Mais l’appétit des investisseurs fraîchement entrés au capital pourrait pousser à accélérer le tempo.

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Comment tester Poiscaille : notre avis et notre code promo

Si le passage de Poiscaille dans « Qui veut être mon associé ? » vous a donné envie de tester le concept, voici ce qu’il faut savoir. Le service fonctionne par abonnement, mais sans engagement. Vous choisissez la fréquence de livraison qui vous convient et pouvez suspendre ou annuler à tout moment.

Les différentes formules disponibles

Plusieurs tailles de paniers sont proposées, du format solo au format familial. Le contenu varie selon les arrivages – c’est le principe même du circuit court – mais vous pouvez indiquer vos préférences et allergies. La livraison s’effectue dans l’un des 1 900 points relais partenaires : magasins bio, épiceries fines, caves à vin.

Notre verdict

Poiscaille s’adresse à un public qui accepte de payer un peu plus cher pour un produit traçable et une démarche qu’il juge plus vertueuse. Si vous cherchez le poisson le moins cher du marché, passez votre chemin. Si en revanche la qualité, l’origine et l’impact de votre consommation vous importent, le concept mérite d’être testé.

Le modèle d’abonnement peut rebuter certains, mais la flexibilité offerte (pause, annulation sans frais) limite le risque. Et avec notre code promo, vous pouvez tester avec une réduction sur votre premier panier.

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Ce qu’il faut retenir du passage de Poiscaille dans l’émission de M6

L’unanimité des cinq jurés de « Qui veut être mon associé ? » autour de Poiscaille n’est pas anodine. Elle reflète l’attractivité d’un modèle économique qui a prouvé sa résilience, avec 18 millions d’euros de chiffre d’affaires et une rentabilité atteinte après des années difficiles.

Charles Guirriec et son équipe ont su construire une entreprise solide dans un secteur où beaucoup ont échoué. Le circuit court alimentaire, malgré ses promesses, reste un terrain miné : logistique complexe, marges faibles, clients exigeants. Poiscaille a survécu à ces écueils et semble désormais en position de poursuivre sa croissance.

Faut-il pour autant voir dans cette startup le sauveur des océans et des pêcheurs ? Ce serait excessif. Mais comme alternative aux circuits de distribution traditionnels du poisson, souvent opaques et peu rémunérateurs pour les producteurs, Poiscaille propose une voie crédible. À chacun de décider si elle vaut les quelques euros supplémentaires demandés.

Article rédigé par la rédaction de Melles750.fr – Magazine en ligne reconnu service de presse, dédié aux Pyrénées, à la vie en montagne et aux modes de vie écoresponsables.

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