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Quel est le meilleur matcha ?

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Quel est le meilleur matcha ?

 

Le guide complet inspiré par François-Régis Gaudry et ses invités sur France Inter

Dans l’émission « On va déguster » diffusée ce dimanche 25 janvier 2026 sur France Inter, François-Régis Gaudry et ses chroniqueurs se sont penchés sur une question qui passionne de plus en plus les amateurs de thé : comment reconnaître un bon matcha ? Entre grades mystérieux, cultivars japonais et préparation traditionnelle, les experts ont livré leurs secrets pour distinguer un matcha d’exception d’une poudre verte sans intérêt. Décryptage pour tous les budgets.

Le matcha, un thé pas comme les autres

Avant de se lancer dans la quête du meilleur matcha, encore faut-il comprendre ce qui distingue cette poudre verte des autres thés. Contrairement au thé vert classique que l’on infuse, le matcha se consomme intégralement : les feuilles, finement broyées à la meule de pierre, sont battues dans l’eau chaude. On absorbe donc l’intégralité des nutriments de la feuille, ce qui explique sa concentration exceptionnelle en antioxydants, en L-théanine et en caféine douce.

Cette particularité en fait un produit hautement qualitatif… ou catastrophique selon sa provenance et son mode de fabrication. Car tous les matchas ne se valent pas, loin de là. Un matcha de mauvaise qualité sera amer, avec une teinte jaune-kaki peu engageante et une texture granuleuse. Un matcha d’exception affichera un vert jade lumineux, des notes végétales douces et une umami subtile qui persiste en bouche.

Les arguments des experts : la provenance avant tout

Les chroniqueurs de l’émission ont été unanimes sur un point fondamental : le meilleur matcha vient du Japon, point final. Les régions d’Uji (près de Kyoto), de Nishio, de Kagoshima et de Shizuoka concentrent le savoir-faire ancestral et les conditions climatiques idéales pour produire des feuilles d’exception. Les matchas chinois, moins chers, n’atteignent généralement pas le même niveau qualitatif, même si certains producteurs commencent à développer une offre honorable.

La question de la certification biologique a également été abordée sans tabou. Si le bio garantit l’absence de pesticides — ce qui compte particulièrement pour un produit que l’on consomme intégralement —, il ne garantit pas automatiquement un goût supérieur. Certains matchas conventionnels japonais de grande qualité surpassent des matchas bio médiocres. L’idéal reste de combiner les deux : un matcha japonais certifié agriculture biologique, issu de la première récolte de printemps.

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Comprendre les grades du matcha

Si vous avez déjà tenté d’acheter du matcha en ligne, vous avez probablement été confronté à un vocabulaire déroutant : cérémonial, premium, culinaire, industriel… Ces termes, initialement créés pour le marché occidental, correspondent à des niveaux de qualité distincts qui déterminent l’usage optimal du produit.

Le grade cérémonial : l’excellence absolue

Le matcha de grade cérémonial représente le sommet de la pyramide qualitative. Issu exclusivement de la première récolte de printemps (le fameux « shincha » ou nouveau thé), il est fabriqué à partir des feuilles les plus jeunes et les plus tendres du théier, cueillies à la main. Après un ombrage prolongé qui booste la chlorophylle et la L-théanine, les feuilles sont cuites à la vapeur, séchées et broyées très lentement à la meule de pierre — il faut parfois une heure pour produire 30 grammes de poudre.

Le résultat ? Un vert jade éclatant, une texture ultrafine comparable au talc, et des saveurs d’une douceur remarquable. Pas d’amertume agressive ici, mais une note umami prononcée, des touches végétales évoquant l’herbe fraîchement coupée et parfois des nuances de noisette ou d’artichaut. Ce matcha se déguste pur, simplement battu dans l’eau chaude, sans ajout de sucre ni de lait qui masqueraient sa finesse. Comptez entre 30 et 50 euros pour 30 grammes — un investissement qui se justifie pour les moments de dégustation contemplative.

Le grade premium : le compromis intelligent

Le matcha premium provient généralement de la deuxième récolte ou de feuilles légèrement plus âgées de la première. Sa qualité reste très honorable, avec une belle couleur verte et un équilibre savoureux entre douceur et légère amertume. C’est le choix idéal pour une consommation quotidienne : assez fin pour être apprécié pur si vous aimez les saveurs plus affirmées, et suffisamment présent pour ne pas disparaître dans un matcha latte. Le rapport qualité-prix du grade premium en fait souvent la meilleure option pour les amateurs réguliers qui ne veulent pas sacrifier la qualité sans pour autant réserver leur matcha aux grandes occasions. Les prix oscillent entre 20 et 35 euros pour 30 grammes selon les marques et la provenance exacte.

Le grade culinaire : réservé aux recettes

Le matcha culinaire n’est pas un mauvais matcha — c’est simplement un matcha conçu pour un usage spécifique. Issu de feuilles récoltées plus tard dans la saison ou de parties plus basses du théier, il présente une amertume plus marquée et une couleur moins éclatante. Ces caractéristiques, qui le rendraient désagréable bu pur, deviennent des atouts en pâtisserie ou dans les smoothies : ses saveurs intenses résistent à la cuisson et se marient bien avec le sucre. Utiliser un matcha cérémonial dans un gâteau serait du gaspillage pur et simple : la chaleur dégrade la chlorophylle et les arômes subtils, tandis que le sucre écrase les nuances délicates. Le culinaire coûte entre 15 et 25 euros pour 100 grammes, un tarif bien plus accessible pour des usages où la quantité compte.

L’importance des cultivars : au-delà du grade

Comme pour le vin avec ses cépages, le thé possède ses cultivars — des variétés sélectionnées pour leurs caractéristiques gustatives et agronomiques particulières. Dans le monde du matcha, certains cultivars jouissent d’une réputation d’excellence qui transcende les grades classiques.

L’Okumidori : la douceur incarnée

Parmi les cultivars les plus prisés, l’Okumidori se distingue par une douceur exceptionnelle et une quasi-absence d’amertume. Cette variété, qui ne représente qu’environ 1 % de la production totale de thé matcha japonais, exige des conditions de culture exigeantes qui expliquent sa rareté. Le résultat en bouche est remarquable : des notes naturellement sucrées (sans sucre ajouté), une texture soyeuse et une longueur en bouche qui séduit même les palais les plus réfractaires au thé vert.

C’est ce cultivar qu’a choisi la marque Milia Matcha, fondée par l’influenceuse Andie Ella, pour son thé matcha cérémonie. Cultivé dans la préfecture de Mie au Japon, ce matcha 100 % Okumidori a conquis plus de 110 000 clients grâce à son accessibilité gustative : même ceux qui n’aimaient pas le matcha « classique » trouvent ici une porte d’entrée agréable. La marque propose également des versions subtilement aromatisées (vanille, chocolat blanc, cerise, fraise) pour ceux qui souhaitent varier les plaisirs sans dénaturer le produit.

Autres cultivars à connaître

Le Yabukita reste le cultivar le plus répandu au Japon, offrant un profil équilibré qui convient à de nombreux usages. Le Samidori séduit par ses notes végétales intenses et sa couleur particulièrement vive. Le Gokou, cultivar traditionnel d’Uji, développe des arômes complexes avec des touches crémeuses appréciées des connaisseurs. Chaque cultivar apporte sa signature, et les meilleurs producteurs maîtrisent l’art de l’assemblage pour créer des profils gustatifs uniques.

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Les bonnes pratiques de préparation

Posséder un excellent matcha ne suffit pas : encore faut-il savoir le préparer correctement. Une préparation bâclée peut transformer un produit d’exception en boisson amère et granuleuse. Voici les règles d’or partagées par les experts de l’émission.

La température de l’eau : le paramètre crucial

Oubliez l’eau bouillante. La température idéale pour le matcha se situe entre 70 et 80 °C, jamais au-delà. Une eau trop chaude « brûle » littéralement le matcha, libérant une amertume agressive qui masque toutes les nuances subtiles du produit. Pour obtenir la bonne température, portez l’eau à ébullition puis laissez-la refroidir une à deux minutes, ou utilisez une bouilloire à température réglable. Certains puristes descendent même à 60-65 °C pour les matchas les plus délicats.

Le tamisage : l’étape souvent négligée

Le matcha a tendance à former des grumeaux lors du stockage, même dans les meilleures conditions. Avant de le verser dans votre bol, passez-le à travers un tamis fin en pressant doucement avec une cuillère ou le dos du chashaku (la cuillère en bambou traditionnelle). Cette étape, qui prend trente secondes, fait toute la différence pour obtenir une texture parfaitement lisse.

Le fouettage : technique et ustensiles

Le chasen, ce fouet en bambou taillé dans une seule pièce, reste l’outil idéal pour préparer le matcha. Ses multiples brins fins (généralement 80 à 120) permettent d’incorporer de l’air tout en dissolvant parfaitement la poudre. La technique ? Versez environ 60 à 80 ml d’eau chaude sur une cuillère à café de matcha tamisé, puis fouettez vigoureusement en effectuant des mouvements en forme de M ou de W — pas des cercles. L’objectif est d’obtenir une mousse fine et crémeuse en surface, signe d’une préparation réussie.

Avant chaque utilisation, trempez votre chasen quelques minutes dans l’eau chaude pour assouplir les brins et éviter qu’ils ne se cassent. Après usage, rincez-le simplement à l’eau claire sans savon et laissez-le sécher brins vers le haut. Un chasen bien entretenu dure environ 200 à 300 utilisations. Si vous n’avez pas de chasen, un mousseur à lait électrique ou un shaker peuvent dépanner, mais le résultat sera moins raffiné. Évitez la simple cuillère qui laisse inévitablement des grumeaux.

Les deux styles traditionnels

La cérémonie du thé japonaise distingue deux préparations. L’usucha (thé léger) utilise environ 2 grammes de matcha pour 60-80 ml d’eau, donnant une boisson légère avec une fine mousse en surface — c’est la version la plus courante. Le koicha (thé épais) double voire triple la quantité de matcha pour un résultat presque pâteux, sans mousse, réservé aux matchas de très haute qualité et aux cérémonies formelles.

Du matcha pour tous les goûts et tous les budgets

Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de vider son compte en banque pour déguster un matcha de qualité. À condition de savoir où chercher et de privilégier systématiquement les produits certifiés bio.

L’option accessible : le matcha bio d’Aromandise sur La Fourche

Pour ceux qui découvrent le matcha ou souhaitent une option quotidienne économique, le matcha bio d’Aromandise disponible sur l’épicerie en ligne La Fourche constitue un excellent point de départ. Avec son rapport qualité-prix imbattable, ce matcha polyvalent convient aussi bien aux lattes qu’aux utilisations culinaires. L’avantage de La Fourche ? Des prix négociés sur les produits bio grâce à un système d’abonnement qui permet d’économiser significativement sur le long terme. Aromandise, marque française spécialisée dans les produits japonais, propose également un matcha cérémonie premium pour ceux qui souhaitent monter en gamme sans exploser leur budget. Leur approche pédagogique, qui assume les différences entre matcha culinaire et matcha de dégustation, aide les consommateurs à faire des choix éclairés plutôt que de courir après un hypothétique « matcha le plus vert du monde » — une quête qui mène souvent à des dérives qualitatives.

L’option premium : Milia Matcha et le cultivar Okumidori

Pour les amateurs prêts à investir dans un matcha d’exception, Milia Matcha s’impose comme une référence. La marque fondée par la créatrice de contenu Andie Ella a fait le pari de se concentrer sur un seul cultivar — l’Okumidori — et de contrôler toute la chaîne de production, de la plantation familiale de la préfecture de Mie jusqu’au conditionnement final réalisé au Japon.

Chaque lot est testé par le laboratoire indépendant Eurofins pour garantir l’absence totale de pesticides, une transparence appréciable dans un marché où le greenwashing fait parfois des ravages. Le positionnement tarifaire (environ 35 euros les 30 grammes) reste raisonnable pour un matcha cérémonial de cette qualité, et la promesse d’un goût doux et naturellement sucré tient ses promesses. Les versions aromatisées permettent de varier les plaisirs sans trahir l’authenticité du produit.

À noter : Milia Matcha a ouvert un matcha bar permanent à la Samaritaine à Paris, occasion idéale de goûter avant d’acheter si vous passez dans le quartier.

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Les pièges à éviter

Le marché du matcha n’échappe pas aux pratiques douteuses. Voici quelques signaux d’alerte à garder en tête lors de vos achats.

Le mythe du « vert le plus intense »

Un matcha très vert n’est pas automatiquement un bon matcha. Comme l’expliquent les professionnels du secteur, la course au « matcha le plus vert du monde » a engendré des dérives : apports excessifs d’engrais azotés, ombrages prolongés au-delà du raisonnable, travail sur la couleur au détriment du goût… Le résultat peut être visuellement séduisant mais gustativement décevant, avec une durée de conservation réduite car la chlorophylle ainsi boostée se dégrade rapidement. Fiez-vous à l’ensemble des critères (couleur, odeur, texture, goût) plutôt qu’à la seule apparence.

Les prix trop bas

Un matcha cérémonial à 10 euros les 100 grammes ? Fuyez. La production d’un véritable matcha de qualité implique des coûts incompressibles : culture à l’ombre, cueillette manuelle, broyage lent à la meule de pierre, importation depuis le Japon. Un prix anormalement bas signale presque toujours un produit de qualité inférieure, possiblement du simple thé vert broyé grossièrement ou du matcha chinois de basse gamme. Le juste prix d’un matcha cérémonial se situe entre 0,50 et 1,50 euro le gramme.

Les allégations santé exagérées

Le matcha possède des qualités nutritionnelles réelles : concentration élevée en catéchines (antioxydants), L-théanine (relaxation sans somnolence), vitamines et minéraux. Mais méfiez-vous des discours miracles qui promettent perte de poids spectaculaire, guérison de maladies ou performances cognitives décuplées. Le matcha est un excellent aliment, pas un médicament. Consommé régulièrement dans le cadre d’une alimentation équilibrée, il contribue au bien-être général — rien de plus, rien de moins.

Bien conserver son matcha

Le matcha est un produit fragile qui se dégrade rapidement s’il est mal stocké. La chlorophylle, responsable de sa belle couleur verte, s’oxyde au contact de l’air, de la lumière et de la chaleur. Un matcha d’exception peut perdre jusqu’à 30 % de ses qualités gustatives en quelques semaines s’il est négligé. Les règles de base : conservez votre matcha dans son emballage d’origine hermétiquement refermé, à l’abri de la lumière directe, dans un endroit frais (idéalement en dessous de 20 °C). Certains le placent au réfrigérateur, mais attention aux odeurs qui peuvent s’infiltrer — utilisez alors un contenant parfaitement étanche. Une fois ouvert, consommez votre matcha dans les quatre à six semaines pour profiter de toute sa fraîcheur. Les conditionnements de 30 grammes, souvent critiqués pour leur prix au kilo élevé, ont justement l’avantage de se terminer avant que le produit ne s’altère.

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En résumé : comment choisir son matcha ?

Le meilleur matcha est celui qui correspond à votre usage et à votre palais. Pour une dégustation pure, investissez dans un grade cérémonial ou premium japonais, idéalement issu de cultivars réputés comme l’Okumidori. Pour vos lattes quotidiens, un bon premium bio fera parfaitement l’affaire. Pour la pâtisserie, le grade culinaire reste le choix pertinent et économique.

Dans tous les cas, privilégiez les produits certifiés bio pour éviter les résidus de pesticides, vérifiez l’origine japonaise, observez la couleur (vert vif plutôt que jaune-kaki), et respectez les règles de préparation : eau à 70-80 °C maximum, poudre tamisée, fouettage énergique. Avec ces bases, même un matcha accessible révélera tout son potentiel.

Le matcha n’est pas un simple thé : c’est un rituel, un moment de pause consciente dans nos journées pressées. Prendre le temps de le préparer correctement, c’est déjà commencer à en profiter. Et ça, aucun prix ne peut l’acheter.

Article publié sur Melles750.fr | Magazine des Pyrénées et des modes de vie écoresponsables

Sources : émission « On va déguster » de François-Régis Gaudry sur France Inter, experts du thé japonais, producteurs certifiés.

 

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