« Sur les chemins du bonheur ! » : un titre qui interroge
La résidence de Sarah Idrissi porte un intitulé qui pourrait faire sourire les esprits chagrins : « Sur les chemins du bonheur ! ». Un titre assumé, peut-être un peu candide, mais qui reflète la volonté de l’autrice de collecter des récits positifs, des histoires de vie, des imaginaires lumineux. Dans un contexte médiatique souvent anxiogène, le parti pris mérite d’être salué, même s’il expose le projet à un risque de superficialité.
Le périmètre géographique de la résidence se concentre principalement autour de trois pôles : Barbazan, Saint-Béat-Lez et Bagnères-de-Luchon. Trois communes aux profils différents — un village thermal historique, un bourg frontalier marqué par l’industrie du marbre, une station thermale et de sports d’hiver — qui permettent de toucher des populations aux réalités sociales variées.
Des publics volontairement hétérogènes
L’un des points forts du projet réside dans la diversité des publics visés. Sarah Idrissi intervient aussi bien auprès des résidents de l’EHPAD Paul Oddo de Barbazan que des enfants de l’accueil de loisirs du Gar ou des adolescents du collège François Cazes de Saint-Béat-Lez. Cette approche intergénérationnelle permet de créer des passerelles entre des mondes qui se côtoient rarement.
Les ateliers prennent des formes variées : soirées lecture et collecte de récits à l’EHPAD, ateliers d’écriture théâtrale avec les enfants, ateliers de fiction avec les jeunes des Foyers Ruraux 31-65, participation au club journal du collège. Cette diversité d’approches témoigne d’une réelle réflexion pédagogique, même si l’on peut se demander comment l’autrice parvient à gérer cette multiplicité d’interventions sur une durée relativement courte.
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