Written by 20h21 Vélo, Comminges, Comminges Pyrénées, Evènements, Fil, Luchon, Montagne, Saint-Béat, Saint-Bertrand-de-Comminges, Tourisme, Trail, Vallée de la Garonne, Vallée de la Pique, Vallée de Luchon

Tour de Haute-Garonne à vélo : les étape en Comminges et dans les Pyrénées

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Tour de Haute-Garonne à vélo : au cœur du Comminges et des Pyrénées

665 km en 13 étapes pour découvrir la diversité des paysages haut-garonnais. Zoom sur les quatre étapes les plus spectaculaires : celles qui traversent le Comminges et les Pyrénées haut-garonnaises.

Quand on pense vélo dans les Pyrénées, on imagine souvent les cols mythiques du Tour de France, les routes escarpées et les jambes qui brûlent. Le Tour de Haute-Garonne à vélo propose une approche différente : un itinéraire de 665 kilomètres en 13 étapes, pensé pour les cyclotouristes qui veulent prendre le temps de découvrir un territoire plutôt que de simplement le traverser.

Ce parcours, fruit d’une collaboration entre Haute-Garonne Tourisme et l’association 2 Pieds 2 Roues, n’est pas une course contre la montre. C’est une invitation à rouler sur des routes tranquilles, à s’arrêter dans les villages, à goûter les produits locaux et à contempler des paysages qui changent au fil des kilomètres.

Parmi les treize étapes, quatre d’entre elles méritent une attention particulière : celles qui traversent le Comminges et les Pyrénées haut-garonnaises. C’est là que le parcours prend une dimension différente. Les collines laissent progressivement place aux contreforts pyrénéens, la Garonne se fait torrent, et les villages de pierre et d’ardoise remplacent les bastides de brique.

Un nouveau format de découverte de la Haute-Garonne qui devrait facilement effacer l’échec cuisant de la Grande traversée de Haute-Garonne.

Quatre étapes, 193 kilomètres, un concentré de Pyrénées

Les étapes 3, 4, 5 et 6 du Tour de Haute-Garonne forment un ensemble cohérent de 193 kilomètres qui vous emmène des coteaux du Comminges jusqu’au cœur de la station thermale de Luchon, avant de redescendre vers la vallée de la Garonne. Comptez entre 3 et 5 jours selon votre rythme et votre envie de flâner.

Ne vous attendez pas à un parcours de tout repos. Les dénivelés sont réels : entre 400 et 750 mètres de dénivelé positif par étape. Rien d’insurmontable pour un cycliste régulier, mais il serait malhonnête de prétendre que c’est plat. Les routes empruntées sont ouvertes à la circulation. Vous croiserez des voitures, des tracteurs et parfois des camping-cars sur les portions les plus touristiques. Mais dans l’ensemble, le trafic reste raisonnable, surtout si vous évitez les week-ends d’été.

L’avantage de ce secteur ? La proximité des gares. Luchon, Marignac – Saint-Béat, Montréjeau, Boussens : plusieurs points d’entrée et de sortie permettent de moduler votre parcours selon votre forme et votre emploi du temps. Vous pouvez très bien ne faire qu’une ou deux étapes et prendre le train pour le retour.

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Étape 3 : de Boulogne-sur-Gesse à Saint-Bertrand-de-Comminges

42 km — Dénivelé : environ 500 m — Durée estimée : 3h

Le parcours

Cette étape marque la véritable entrée dans le Comminges. Depuis Boulogne-sur-Gesse et sa bastide aux arcades typiques, l’itinéraire serpente sur de petites routes départementales qui traversent des vallons encore agricoles. Les passages boisés alternent avec des portions plus ouvertes offrant des vues dégagées sur la chaîne pyrénéenne.

Le relief se fait plus marqué. Vous enchaînez les montées courtes mais régulières, entrecoupées de descentes où il fait bon récupérer. Les villages traversés — Sarrecave, Saint-Plancard — conservent leur caractère rural authentique, avec leurs églises romanes en galets et brique.

L’arrivée à Saint-Bertrand-de-Comminges

Et puis, au détour d’un virage, elle apparaît. Perchée sur son promontoire, la cité de Saint-Bertrand-de-Comminges domine la plaine. La cathédrale Sainte-Marie, avec son cloître roman et ses stalles Renaissance, justifie à elle seule une halte prolongée. Classée parmi les Plus Beaux Villages de France, la cité conserve les vestiges de l’antique Lugdunum Convenarum, capitale des Convènes sous l’Empire romain.

Conseil pratique : prévoyez du temps pour la visite. Garer le vélo, monter jusqu’à la cathédrale, redescendre vers le site archéologique : comptez au minimum deux heures si vous voulez vraiment profiter du lieu.

Ce qu’il ne faut pas manquer

À quelques kilomètres du tracé, la villa gallo-romaine de Montmaurin mérite un détour pour les amateurs d’histoire antique. L’abbaye de Bonnefont, accessible en faisant un léger crochet, offre un cadre paisible propice à la contemplation. Côté ravitaillement, les fromages de brebis locaux et les charcuteries commingeoises permettent de constituer un pique-nique de qualité.

Étape 4 : de Saint-Bertrand-de-Comminges à Luchon

37 km — Dénivelé : environ 600 m — Durée estimée : 2h30

Cap sur la reine des Pyrénées

L’étape la plus courte en distance, mais pas la moins intense. À partir de Saint-Bertrand, la vallée s’encaisse progressivement. Les sommets pyrénéens se rapprochent, l’air change, les maisons de pierre remplacent peu à peu les constructions de brique.

La route suit grossièrement le cours de la Garonne, qui n’est plus ici le fleuve tranquille de Toulouse mais un torrent de montagne aux eaux vives. Les villages traversés ont cette architecture typiquement pyrénéenne : toits d’ardoise, murs épais, granges attenantes aux habitations.

L’arrivée à Luchon

Luchon, mérite son surnom de “reine des Pyrénées”. La station thermale a conservé son élégance Belle Époque : les Allées d’Étigny bordées de platanes centenaires, les façades des grands hôtels, le casino, les thermes. C’est une ville qui a connu son âge d’or au XIXe siècle, quand l’aristocratie européenne venait y prendre les eaux.

Pour le cycliste, Luchon représente aussi la porte d’entrée vers les grands cols : Peyresourde, Portillon, Superbagnères. Le Tour de Haute-Garonne n’emprunte pas ces routes mythiques, mais rien ne vous empêche de prolonger votre séjour pour aller les titiller.

Où dormir, où manger

Luchon dispose d’une offre d’hébergement variée, des hôtels de charme aux gîtes plus modestes. Côté table, les restaurants de la ville proposent une cuisine montagnarde généreuse : garbure, confit, fromages des estives. Après une journée de vélo, on ne compte pas les calories.

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Étape 5 : de Luchon à Cierp-Gaud

50 km — Dénivelé : environ 650 m — Durée estimée : 3h30

La remontée vers la vallée de la Pique

Cette étape commence par remonter la vallée de la Pique depuis Luchon. Les eaux claires du torrent accompagnent le cycliste sur les premiers kilomètres. C’est une portion agréable, relativement roulante, qui permet de quitter la station en douceur.

L’itinéraire bifurque ensuite vers la vallée de Saint-Béat-Lez, passage naturel vers l’Espagne et point de départ de la TransGarona. Saint-Béat mérite un arrêt : son château perché, son église romane au trésor remarquable, et surtout son histoire liée au marbre. La ville fut longtemps un centre d’extraction important, et le Festival du Marbre en juillet perpétue cette tradition.

Vers Cierp-Gaud

La suite du parcours rejoint progressivement le cours de la Garonne. Les paysages restent montagnards mais moins encaissés. Les villages traversés conservent leur charme pyrénéen : maisons à encorbellement, toitures d’ardoise, petites chapelles de bord de route.

L’arrivée à Cierp-Gaud marque la fin de la portion la plus montagneuse du parcours. Le village, situé au confluent de plusieurs vallées, offre une position stratégique qui en faisait autrefois un carrefour commercial important.

Points d’intérêt

Pour les familles ou ceux qui veulent varier les plaisirs, le parc Pyrénées Ho à Cierp-Gaud propose des activités d’accrobranche et de loisirs. C’est une option pour ceux qui voyagent avec des enfants et veulent leur offrir une pause ludique entre deux étapes.

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Étape 6 : de Cierp-Gaud à Martres-Tolosane

64 km — Dénivelé : environ 750 m — Durée estimée : 4h30

L’étape reine du secteur

Autant être honnête : c’est l’étape la plus exigeante de ce secteur. 64 kilomètres avec 750 mètres de dénivelé positif, ça se mérite. Le parcours serpente entre les contreforts pyrénéens, alternant passages boisés et portions plus ouvertes sur la plaine.

Les villages traversés — Frontignan-de-Comminges, Sauveterre-de-Comminges — témoignent de l’histoire riche de ce territoire. Le Comminges fut longtemps un comté indépendant, et ses villages conservent les traces de cette époque : églises fortifiées, maisons de maître, lavoirs.

La traversée du piémont

L’itinéraire passe par Salies-du-Salat et ses thermes avant de rejoindre Mazères-sur-Salat. Cette portion suit la vallée du Salat, affluent de la Garonne, offrant des paysages de gravières et de bras morts caractéristiques des rivières pyrénéennes.

Pour ceux qui ont le temps, un détour par Génos et sa Cité des Abeilles permet de découvrir l’apiculture locale. Le miel du Comminges, produit à partir des fleurs de montagne, constitue un excellent souvenir à rapporter.

Arrivée à Martres-Tolosane

Martres-Tolosane marque la fin de la section pyrénéenne et le retour vers la plaine garonnaise. La ville est connue pour sa tradition faïencière, héritée du XVIIIe siècle. Les ateliers perpétuent ce savoir-faire, et le musée de la faïence permet de comprendre l’histoire de cet artisanat local.

C’est aussi à Martres que furent découvertes d’importantes mosaïques gallo-romaines, témoignant de l’occupation antique de la vallée de la Garonne. Le musée archéologique conserve certaines de ces pièces exceptionnelles.

Conseils pratiques pour ces quatre étapes

Quand partir

La meilleure période s’étend de mai à octobre. En été, les journées sont longues mais la chaleur peut être pesante dans les vallées. Le printemps et l’automne offrent des conditions idéales : températures clémentes, couleurs changeantes, moins de monde sur les routes. Évitez les week-ends de juillet-août si vous voulez rouler tranquille autour de Luchon.

Quel vélo

Un vélo de route classique convient parfaitement, mais un gravel ou un vélo de randonnée seront plus confortables sur certaines portions. Les routes sont globalement en bon état, mais quelques sections présentent un revêtement dégradé. Un développement adapté à la montagne (compact ou triple plateau) est fortement recommandé pour les étapes 5 et 6.

Hébergements

Le réseau “Accueil Vélo” garantit des hébergements adaptés aux cyclistes : local à vélo sécurisé, kit de réparation, possibilité de laver et sécher les vêtements. Haute-Garonne Tourisme propose une liste complète sur son site. En haute saison, la réservation est indispensable à Luchon et Saint-Bertrand-de-Comminges.

Ravitaillement

Prévoyez suffisamment d’eau et de nourriture, surtout pour l’étape 6. Les villages traversés ne disposent pas tous de commerces, et les fontaines ne sont pas toujours potables. Luchon et Martres-Tolosane offrent toutes les commodités, mais entre les deux, les options sont limitées.

Transports

Les gares de Montréjeau-Gourdan-Polignan, Luchon et Boussens permettent d’accéder facilement au secteur ou d’en repartir. La ligne TER Toulouse-Tarbes dessert Montréjeau, tandis que la ligne Montréjeau-Luchon (réouverte récemment) permet de rejoindre la station thermale en train. Vérifiez les conditions de transport des vélos avant de partir.

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Plus qu’un itinéraire vélo, une immersion dans le territoire

Ces quatre étapes du Tour de Haute-Garonne ne constituent pas simplement un tracé à suivre. Elles proposent une plongée dans l’histoire et la géographie d’un territoire façonné par des siècles d’échanges entre plaine et montagne, entre influences méditerranéennes et atlantiques.

Le Comminges, longtemps carrefour des chemins de Saint-Jacques et des routes commerciales transpyrénéennes, conserve les traces de cette histoire mouvementée. Les cités antiques, les bastides médiévales, les stations thermales du XIXe siècle : chaque époque a laissé son empreinte.

Pour le cycliste contemporain, c’est une invitation à prendre le temps. Celui de s’arrêter devant un panorama, de pousser la porte d’un atelier de faïencier, de goûter un fromage de brebis acheté directement au producteur. Le vélo, à ce titre, reste le moyen de transport idéal : assez lent pour observer, assez rapide pour avancer.

Le Tour de Haute-Garonne dans son ensemble compte treize étapes. Mais si vous ne deviez en faire que quatre, celles du Comminges et des Pyrénées haut-garonnaises offrent probablement le meilleur condensé de ce que le département a à proposer : des paysages variés, un patrimoine remarquable, et cette sensation de dépaysement qu’on vient chercher quand on enfourche son vélo pour partir à l’aventure.

Informations pratiques

Distance totale des 4 étapes : 193 km

Dénivelé cumulé : environ 2 500 m

Niveau requis : cycliste régulier, habitué aux parcours vallonnés

Durée conseillée : 3 à 5 jours selon le rythme

Plus d’informations :
Site officiel Haute-Garonne Tourisme : www.hautegaronnetourisme.com/tour-de-haute-garonne-a-velo
Télécharger le dépliant complet sur le site de Haute-Garonne Tourisme.

Article publié sur Melles750.fr — Magazine en ligne des Pyrénées et des modes de vie écoresponsables

 

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