Written by 19h43 Cyclisme, Fil, Giro, Sport

Giro 2026 de la Bulgarie à Rome

Giro 2026 parcours

 

Giro 2026 de la Bulgarie à Rome

Découvrez les 21 étapes de la 109ᵉ édition du Tour d’Italie, qui s’élancera de Bulgarie en mai prochain avec un profil montagneux particulièrement exigeant.

Par Melles750.fr | Publié le 2 décembre 2025

Un grand départ atypique en terre bulgare

La 109ᵉ édition du Giro d’Italia sortira des sentiers battus. Pour la première fois depuis plusieurs années, le grand départ ne se fera pas en Italie, mais en Bulgarie, plus précisément dans la ville balnéaire de Nessebar, sur les rives de la Mer Noire. Une décision qui surprend, mais qui s’inscrit dans la volonté des organisateurs de varier les horizons de cette course légendaire.

Les coureurs s’élanceront le vendredi 8 mai 2026 pour trois semaines de compétition qui se dérouleront jusqu’au 31 mai. Ce calendrier place le Giro en plein cœur du printemps européen, une période propice aux performances de haut niveau. Trois étapes initiales traverseront la Bulgarie avant que le peloton ne s’envole pour l’Italie, où se déroulera l’essentiel de cette édition de 3 459 kilomètres.

Nessebar n’est pas un choix anodin : cette petite cité balnéaire propose un cadre touristique agréable et offre un terrain favorable aux sprinteurs pour les premières échappées. Les trois premières étapes bulgares s’inscrivent dans une logique d’ouverture, avant que la course n’épouse véritablement ses contours à partir de l’étape 4.

Préparez votre effort physique

Barres protéinées et nutrition sportive

Bénéficiez de 10 % de remise sur tous les produits O.K.R. avec le code MELLES750

Accéder à la boutique O.K.R.

Un défi montagneux de 50 000 mètres de dénivelé

Les chiffres clés de cette édition

La statistique qui frappe d’abord est celle du dénivelé : 49 150 mètres de dénivelé positif cumulé sur l’ensemble de la course. Pour situer cette ampleur, c’est environ quinze fois la hauteur du Mont-Blanc. Les organisateurs ont volontairement construit un parcours favorisant les grimpeurs et les coureurs polyvalents plutôt que les purs sprinteurs.

Cette édition proposera cinq étapes de haute montagne, sept autres accidentées et seulement huit étapes de « plaines ». Un seul contre-la-montre de 40 kilomètres sera au programme, à Massa, dans la région côtière toscane. Cet unique chrono individuel prendra alors une importance tactique majeure dans la détermination du classement général.

Le parcours des 3 459 kilomètres traverse successivement la Bulgarie, le sud de l’Italie, puis remonte progressivement vers le nord du pays. Cette progression logique permet aux coureurs d’affronter les difficultés montagniques au cœur de la course, et non dans les premiers jours, contrairement à certaines éditions antérieures.

Les étapes qui décideront le Giro

La première montagne : le Blockhaus en étape 7

Dès la première semaine, la course prendra un ton déterminant avec l’ascension du Blockhaus lors de la 7ᵉ étape. Cette pente redoutable, longue de 13,6 kilomètres avec une moyenne de 8,4 % de pente, servira de révélateur. Cette étape marathon de 246 kilomètres traverse d’abord la côte du Latium par Sperlonga et Gaeta avant de franchir les Abruzzes. Le Blockhaus se gravit par le versant de Roccamorice, le plus exigeant, où les dix derniers kilomètres tournent autour de 10 % de pente, dépassant fréquemment ce pourcentage. C’est à cet endroit que Romain Bardet avait terminé à la deuxième place en 2023 avant d’abandonner quelques jours plus tard, un souvenir qui reviendra sans doute en mémoire pour les passionnés de cyclisme français.

Le contre-la-montre de plaine : l’étape 10

Le 19 mai, les coureurs affronteront le contre-la-montre de 40 kilomètres entre Viareggio et Massa. Contrairement au Tour de France qui privilégie les épreuves contre-la-montre brèves et explosives, le Giro mise ici sur une longue épreuve en ligne quasi plate. Cette distance rarement proposée de nos jours avantagera nettement les rouleurs et les coureurs confortables en contre-la-montre. Le premier tronçon, traversant Viareggio et Torre del Lago Puccini, comportera plusieurs virages avant que la route ne longe le bord de mer en ligne quasi droite. Les organisateurs prévoient des vitesses de course autour de 56 à 57 kilomètres par heure, les meilleurs spécialistes pouvant frôler les 60 kilomètres par heure en zones complètement plates. Le temps perdu ici, bien que significatif, ne sera pas forcément irrécupérable pour les grimpeurs.

La dernière semaine : le piège montagneux

La vraie décision se fera dans les trois dernières étapes. L’étape 19 offre un spectacle particulier avec la montée vers Piani di Pezzè, une grande étape des Dolomites traditionnelle et moderne à la fois. Cette journée comprend quatre ascensions majeures : Duran, Staulanza (avec le versant de Coi affichant 19 % de pente), le Passo Giau emprunté par son versant le plus exigeant et désigné Cima Coppi de cette édition, puis le Passo Falzarego. L’étape culmine avec une ascension finale de cinq kilomètres à près de 10 % de pente, dépassant régulièrement ce pourcentage avec des pointes à 15 %. Les coureurs affronteront les sommets les plus prestigieux des Alpes italiennes en une seule journée épuisante totalisant environ 5 000 mètres de dénivelé positif.

Le jour suivant, le 30 mai, propose 199 kilomètres avec un itinéraire vallonné en première partie. Cette journée culmine avec la double ascension de Piancavallo, une montée de 13,8 kilomètres à 8 % de pente affrontée à deux reprises, avec un circuit à proximité du lac de Barcis. Avant de gravir ce final infernal, le peloton visitera le cratère du tremblement de terre du Frioul du 6 mai 1876, qui avait ravagé la région de 990 victimes et déplacé des dizaines de milliers de personnes. Piancavallo porte une charge historique majeure : c’est sur ces pentes que Marco Pantani s’était imposé en 1998, avant de conquérir le Giro une année plus tard, incarnant l’excellence montagnarde italienne. Peu nombreux seront les coureurs capables de résister à cet enchaînement de difficultés.

Équipez-vous pour vos aventures montagne

Randonnée, trekking, alpinisme : la marque drômoise Cimalp vous accompagne

Vêtements, sacs à dos et équipements pensés pour la montagne française

Découvrir Cimalp

De la Bulgarie à Rome : un parcours traversant l’Europe

Les trois premières étapes en Bulgarie (8-10 mai)

Le départ de Nessebar lance la course sur des routes littorales bulgares. Nessebar elle-même porte une charge historique majeure : c’est une ancienne colonie grecque établie au VIe siècle avant J.-C., transformée en station balnéaire moderne sur les rives de la Mer Noire. La première étape couvre 156 kilomètres jusqu’à Burgas, destination côtière traditionnelle. La deuxième étape allonge la distance à 220 kilomètres vers Veliko Tarnovo, grande ville historique. Cette étape comprend plusieurs ascensions pour franchir la chaîne de montagnes qui traverse la Bulgarie, avec un final exigeant menant au monastère de Lyaskovets, une montée d’environ 3,5 kilomètres à 7,5 % de pente ponctuée de passages à 10 %. Enfin, la troisième étape se termine à Sofia, la capitale, sur 174 kilomètres, incluant une longue ascension relativement roulante du col de Borovets en mi-parcours. Ces trois étapes profitent surtout aux équipes rapides et aux sprinteurs cherchant à obtenir les premiers succès.

Le sud italien : du 12 au 24 mai

Après un transfert logistique le 11 mai, le peloton reprend à Catanzaro, en Calabre, le 12 mai. La course traverse alors le sud péninsulaire, passant par Cosenza, Potenza et Naples, avant de s’orienter vers le nord. Ces régions moins fréquentées par les grands tours offrent des perspectives intéressantes pour les coureurs en quête de visibilité locale.

Le cœur des Alpes : la décision (25-30 mai)

À partir du 25 mai, le peloton pénètre dans les Alpes. Les étapes s’enchaînent de plus en plus raides, avec des passages en Suisse entre Bellinzona et Cari le 26 mai. Les derniers jours permettent aux coureurs de montagne d’exprimer pleinement leur potentiel, en particulier lors des étapes 19 et 20.

Les étapes intermédiaires et leurs pièges tactiques

Entre ces jalons majeurs se succèdent des étapes diversifiées qui joueront leur rôle. L’étape 8, entre Chieti et Fermo, propose un parcours particulièrement éprouvant avec un enchaînement de « murs » rappelant les difficultés de la Tirreno-Adriatico. Après une première partie sur la côte adriatique, le peloton s’enfonce dans l’arrière-pays avec plusieurs murs à franchir, notamment celui de Capodarco, célèbre épicentre des courses U23. L’étape 11, entre Porcari et Chiavari, traverse les Cinque Terre avec le passage de Levanto, suivi d’une montée redoutable peu avant l’arrivée. L’étape 14, vers Pila, propose plus de 4 000 mètres de dénivelé sur les balcons d’Aoste, avec un enchaînement des ascensions de Saint-Barthélémy, Douas, Lin Noir, Verrogne et enfin Pila, affrontée pour la première fois par le versant de Gressan (généralement emprunté en descente lors des années antérieures). Cette étape alpine permet aux coureurs de montagne de faire valoir leur domination avant la dernière semaine.

L’étape 18, entre Fai della Paganella et Pieve di Soligo, revêt une charge tactique majeure : légèrement vallonnée, elle comprend un enchaînement de montées et descentes de difficulté modérée, mais culmine avec le célèbre « Muro » di Ca’ del Poggio situé à neuf kilomètres seulement de l’arrivée. Cette ascension peut faire la différence entre un emballage massif du peloton et un groupe éclaté, offrant aux attaquants tardifs une opportunité précieuse.

Comme l’an passé, c’est à Rome que s’achèvera cette 109ᵉ édition, et non à Milan comme cela avait pu être évoqué. Cette dernière étape de 131 kilomètres propose un aller-retour jusqu’au littoral à Ostia avant d’arpenter le circuit final en ville. Cette étape gala symbolise traditionnellement l’apothéose du parcours, permettant au vainqueur de célébrer sa victoire dans les rues de la capitale italienne. Rome, berceau historique de la civilisation occidentale et cité éternelle, offre un cadre qui élève la victoire au-delà du simple résultat sportif, transformant le Giro en événement culturel majeur pour l’Europe du cyclisme.

L’épicerie bio en ligne responsable

Produits biologiques et locaux pour une alimentation saine

Profitez du code promo VOWENI52 pour des réductions supplémentaires sur La Fourche

Visiter La Fourche

Un parcours favorable aux grimpeurs

Ce tracé du Giro 2026 fera le bonheur des coureurs montagnards purs. Avec un tel volume de dénivelé et tant d’étapes accidentées, les sprinteurs trouvent peu d’occasions de briller, ce qui rend la victoire inaccessible pour les purs sprinters. Le parcours avantage franchement les grimpeurs de talent, particulièrement ceux capables de soutenir des efforts prolongés en altitude.

Jonas Vingegaard, le vainqueur du Tour de France, a d’ores et déjà annoncé sa participation. Un tel parcours semble taillé sur mesure pour le coureur français, connu pour son efficacité en montagne et sa capacité à gérer les trois semaines de compétition intense. D’autres favoris comme Juan Ayuso ou Jai Hindley, vainqueur en 2024, pourraient aussi voir le Giro comme une opportunité majeure pour cette édition.

Savourez les poissons et fruits de mer frais

Livraison directe du producteur à votre domicile

10 € de remise sur votre premier panier Poiscaille

Profiter de l’offre Poiscaille

Une édition marquante en perspective

Le Giro 2026 s’annonce comme une édition chargée en enjeux pour les grimpeurs mondiaux. Entre un grand départ inédit en Bulgarie, un dénivelé massif et une montée finale implacable dans les Alpes, les organisateurs ont préparé une course où la tactique et la force physique se mélangeront intimement. Les coureurs dépourvus de qualités montagnières trouveront peu de répit, tandis que les champions montagnards auront l’occasion de briller lors de nombreuses journées décisives.

Cet itinéraire, qui démarre à près de 10 000 kilomètres de Rome mais s’en rapproche graduellement au fil des semaines, offre un spectacle varié traversant plusieurs pays et régions. Les amateurs de cyclisme noteront la rareté du contre-la-montre, l’absence de presque tout terrain plat en fin de course, et la densité exceptionnelle des ascensions majeures. Le vainqueur de mai 2026 devra démontrer non seulement ses capacités montagnard mais aussi sa polyvalence et son endurance face à trois semaines de compétition exigeante.

Giro d’Italia 2026, parcours Giro 2026, tour d’Italie 2026, grand départ Bulgarie, Nessebar colonie grecque, étapes montagne Giro, Blockhaus Roccamorice, Piancavallo Giro 2026, Jonas Vingegaard, Jai Hindley, cyclisme montagne, parcours difficile, dénivelé positif, contre-la-montre Massa, Cima Coppi Passo Giau, Passo Falzarego, étapes décisives, cyclisme printemps 2026, amateurs vélo montagne, Dolomites Giro 2026, Balcons d’Aoste, Pila, Cinque Terre cyclisme, Muro Ca del Poggio, Marco Pantani, Frioul tremblement de terre 1876, Rome finale, étapes Bulgarie Veliko Tarnovo, monastère Lyaskovets, Torre del Lago Puccini, côte adriatique Chieti, parcours 3459 km, 49150 mètres dénivelé, victoire montagne cyclisme

 

Visited 24 times, 1 visit(s) today
Close