(Last Updated On: 18 décembre 2021)

Le gui entre tradition et porte-bonheur pour le nouvel an depuis l’antiquité. Le gui est le porte-bonheur, incontournable des fêtes de fin d’année. Il est le symbole de fertilité, de prospérité et d’abondance pour la nouvelle année. Le gui ou Viscum Album, se développe en boules à la cime des peupliers, des chênes, des pommiers, poiriers, noisetiers, robiniers, tilleuls, et autres feuillus. Cette plante épiphyte, sans racine, particulière rustique se greffe sur d’autres arbres. Il puise l’eau et les minéraux pour vivre sur le dos de ses arbres hôtes. Ses petites baies bien rondes et blanches, comme « suspendues » dans le ciel, valent au gui le surnom d’arbuste de la lune. Ses baies, arrivent à maturité en janvier, et représentent un festin pour les oiseaux pendant la saison froide, surtout quand il neige dans nos montagnes. Par contre ces jolies petites baies sont toxiques pour notre régime alimentaire.

Les druides et le gui

Si les baies du gui sont toxiques, elles étaient très appréciées par nos sages ancêtres les druides. Les fans des aventures d’Astérix et Obélix doivent se rappeler que Panoramix coupait du gui avec sa serpe en or sur les chênes. Car le gui est un ingrédient de sa fameuse potion magique et secrète.

Car les druides voyaient le gui comme un symbole d’immortalité. Le sixième jour de l’année celtique, les druides coupaient les bouquets de gui avec la formule “O Ghel an Heu“. Une expression celtique qui signifiait “Que le blé germe !“. Au fil du temps, l’expression s’est transformée en « Au gui l’an neuf ».

Les druides étaient fascinés par les arbres et les offrandes de la nature. L’évolution des plantes au fil des saisons rythmait la vie de nos ancêtres. Et ce n’est sûrement pas un hasard, et plutôt une erreur contemporaine de faire fit du rythme de la nature.

Le gui porte-bonheur du nouvel an

Aujourd’hui sembrasser sous une boule de gui est une tradition ancestrale du Nouvel An. Jadis si deux ennemis se croisaient sous une boule de de gui, ils devaient respecter une trêve. Cette trêve est peut-être à l’origine de la tradition de s’embrasser sous le gui en signe d’amitié. La coutume veut qu’un couple d’amoureux qui s’embrassent sous le gui sonne comme une promesse de mariage.Aujourd’hui s’embrasser sous une boule de gui le 1er janvier est un symbole de prospérité et de bonheur pour la nouvelle année.