Le monde d’après est déjà pris dans les bouchons. Alors que le magazine Autoplus, révèle le classement des villes les plus embouteillées, on mesure combien le monde d’après tant imaginé est bien loin dans nos vies. En plein confinement la France découvrait des routes sans voitures, les produits locaux, les soignants, la nature, … Comme par enchantement le télétravail si difficile à mettre en oeuvre, devenait la norme avec parfois de bonnes ou moins bonnes expériences. Mais quand même les français se projetaient déjà dans un monde d’après moins rapide, plus près de la nature, plus écoresponsable, … Et 18 mois plus tard, la vie reprend son rythme effréné, avec ses temps de trajet absurdes, ses réunions aussi inutiles qu’interminables, ses achats frénétiques en supermarché, sa surenchère technologique, … tout comme avant. Avec au mieux un brin de mélancolie d’une parenthèse inattendue dans notre société d’ultra-consommation, la vie d’avant est de retour.

Le retour des grands embouteillages dans les grandes villes

Avec le retour à la vie normale, les grandes villes retrouvent la pollution des grands embouteillages. Et cette année, en septembre, selon Autoplus, c’est à Rennes que le temps de trajet s’allongent le plus. Sur un temps de trajet domicile travail de 40 heures (ce qui est déjà énorme), le temps dans les  bouchons est de 18 heures. Et avec les embouteillages, c’est le retour de la pollution de l’air, des nuisances sonores, des accidents, de l’énervement, et de la perte de temps.

La fin du télétravail généralisé

Bien sûr il paraissait presque inconcevable d’imposer le télétravail, mais on voit bien que dès que la contrainte se lève, les habitudes reviennent. Les managers vont pouvoir garder leur emprise, les réunions vont s’enchainer, chacun va cumuler des temps de trajet, pour quelle efficacité ?

Les résolutions de faire mieux différemment, si possible avec moins, et autrement sont restés au fond du panier. Celui qui avait servi pendant le confinement à consommer autrement, et si possible localement, …

L’expérience des semaines de 4 jours en Espagne

En 2022, une expérience débutera à grande échelle en Espagne : la semaine de quatre jours. 200 entreprises volontaires vont mener le test, avec un budget de l’Etat de 50 millions d’euros. L’objectif de ce test est de comparer les entreprises qui auront mis en place la mesure et les autres, afin d’évaluer les effets.

En organisant la semaine de travail sur 4 jours, tout le monde pourrait y gagner. Tout d’abord les employés pourraient retrouver un rythme plus équilibré. Avec ce confort, ils seraient finalement tout aussi productif dans leur emploi. La vie de famille s’en trouverait facilitée avec une vie quotidienne plus épanouie. Le trafic routier s’en retrouverait allégé. Et pour les entreprises, avec un peu de réorganisation, de priorisation de temps de travail, elles pourraient maintenir leur niveau d’activité.

Le monde d’après est déjà pris dans les bouchons …

Après cette alerte pandémique, et face aux enjeux du réchauffement climatique notre réaction doit-elle être celle de retrouver le monde d’avant, ou d’initier un monde d’après ?