Abstention de combattre un sinistre (climatique) c’est le motif de la plainte déposé auprès de la Cour de Justice de la République contre cinq ministres. Cette plainte pour « abstention de combattre un sinistre » concerne cinq ministres à avoir le premier ministre Jean Castex, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, la ministre déléguée chargée du logement, Emmanuelle Wargon, et le ministre délégué chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Pousser à l’action (climatique) les élus et ministres

A l’origine de cette plainte inédite on retrouve Cyril Dion, le réalisateur-militant, et l’un des garants de la Convention citoyenne sur le climat (CCC), l’eurodéputé Pierre Larrouturou, et la militante Camille Etienne.

Leur objectif n’est pas d’obtenir des condamnations, mais augmenter la pression sur la responsabilité individuelles de celles et de ceux qui sont aux responsabilités. Et face à l’urgence climatique ils ne sont pas les seuls à s’adresser aux tribunaux. Cyril Dion rappelle que le gouvernement Allemand a dû revoir son propre plan climat suite à une décision de la Cour Constitutionnelle suite aux recours de différentes associations environnementales. La France a déjà été condamné par le tribunal administratif de Paris pour « inaction climatique« . Une décision certes symbolique à l’initiative de quatre associations environnementales, Notre Affaire à tous, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France et Oxfam France. En décembre 2019, ce sont les Pays-Bas qui étaient forcé par la Cour suprême à réduire ses émissions.

Cette phrase lâchée par Roda Verheyen, « Attendre et reporter à plus tard des réductions radicales des émissions n’est pas constitutionnel« , raisonne encore tellement l’écart est grand entre le discours politique (en pleine campagne électorale), et les décisions applicables.

Et même si ces actions devant les tribunaux restent symboliques, elles accentuent la pression sur les politiques qui trainent des pieds à accélérer les mesures concrètes en faveur du retournement climatique. On sait déjà tous qu’il est urgent d’agir.

L’échec de la Convention Citoyenne sur le Climat

Cyril Dion, à l’origine de cette plainte, et notamment réalisateur avec le film « Demain » était l’un des garants de la Convention Citoyenne sur le Climat. Et sûrement que la déception est à l’heure de la déception (voir de l’humiliation) infligé par le président Macron. On connait tous les capacités d’entrainement des politiques, mais là peut-être sont-ils allés trop loin. Une convention citoyenne c’était déjà beaucoup, la promesse d’une application sans filtre, c’était peut-être trop !

Cyril Dion Demain

Cyril Dion Demain

Alors quand on voit derrière la loi climat qui en découle. On comprend mieux combien la tâche devient ardue, voir perdue d’avance comme l’annonce certains experts comme l’allemand Markus Rex. Huit mois après le retour de la mission internationale menée en Arctique. On peut penser que la planète a a déjà franchi un point de bascule vers un réchauffement climatique irréversible.

Que faire pour lutter contre le réchauffement climatique

Beaucoup se posent la question. Il faut avant tout agir à son échelle, sur ce que l’on se sent capable de faire, et accepter certaines incohérences. On peut commencer à bannir le plastique de notre maison, et continuer de rouler dans une voiture diesel. Car le parcours écoresponsable, est vertueux, et nous amènera ostensiblement vers d’autres améliorations. Ne cherchons pas l’excellence écologique.

On peut déjà commencer par s’éloigner des supermarchés, en privilégiant les circuits-courts. Même si certains produits sont plus chers, on fait des économies sur ces achats compulsifs. Ces achats qui généralement ne servent à rien. Parfois juste à combler des frustrations bien futiles. Bien souvent on évite ainsi les sur-emballage. Et on surtout on sort d’un circuit de sur-consommation, pour rentrer dans la sobriété. On peut aussi davantage jouer la carte des produits de seconde main pour acheter ou vendre. Privilégier l’économie circulaire et vertueuse.

Un message difficile à entendre pour des politiques aux responsabilités, et bien loin de ces préoccupations. Surtout quand les lobby passent derrière arroser …

En attendant on doit nous aussi s’occuper de nos montagnes en première ligne du réchauffement climatique.