La chocolatine nouveau produit dérivé de l’industrie de la chimie ? C’est la question que l’on peut se poser en regardant certains emballages de certains supermarchés. Comment cette viennoiserie (classique) est-elle devenue un concentré de produits chimiques ? Elle représente les dérives et excès d’une société de consommation qui dérape et annihile nos conditions de vie sur terre. Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Mais surtout comment en sortir en bouleversant nos modes de consommation ?

La recette originale de la chocolatine

Pour préparer des chocolatines, pour ce qui est des ingrédients on reste basique avec de la farine, de la levure, du beurre, de l’oeuf, du sel, … et une barre de chocolat. Bref rien d’exceptionnel, juste des ingrédients de base que l’on a généralement dans nos placards.

Si les ingrédients sont basiques, la préparation l’est moins, mais c’est encore une autre histoire.

Et au final on se régale avec une chocolatine à la fois moelleuse et croustillante, avec sa barre de chocolat. Mais avec les chocolatines des supermarchés on est bien loin du compte …

Malheureusement il devient de plus en plus difficile de trouver de bonnes et authentiques chocolatines. Car il faut compter avec les infâmes chocolatines de supermarché, mais aussi avec les tout aussi mauvaise chocolatine surgelées de certaines boulangerie.

Les chocolatines de supermarché

Une chocolatine de supermarché vaut généralement jusqu’à 4 fois moins cher qu’une chocolatine artisanale dans une boulangerie. Alors à ce prix là il n’y a pas de miracle, la chimie vient remplacer les ingrédients les plus nobles.

C’est ainsi que l’on se retrouve avec liste exotique (pour rester poli) d’ingrédients dans ces chocolatines industrielles directement sortie de chez Tricatel. On ne va pas rentrer dans les détails de ces composants, car c’est notre responsabilité en temps que consommateur de sortir de cette surconsommation. Le réchauffement climatique est bien là, et ce n’est pas la chocolatine qui en est la cause mais tout de même elle représente bien notre dérive. En vouloir toujours plus, sans savoir pourquoi, avec toujours moins d’argent pour s’offrir à côté des achats futiles.

En achetant le pain et les viennoiseries dans les supermarchés, les boulangeries de quartier et de village ferment. Pour compenser on va faire les courses en voiture en remplissant compulsivement le chariot. « Ah les viennoiseries à 3€ les 10, la bonne affaire …« . La bonne affaire pour les supermarchés c’est tout !

Au final la note globale explose, on cumule les emballages (la bonne boite plastique avec les chocolatines), des produits transformés, et à l’arrivée, c’est les poubelles qui se remplissent. Elles se remplissent d’emballages, et de produits transformés périmés.

A la place, une sac ou un panier, aurait suffit à emporter une chocolatine et un bon pain dans la boulangerie du village.

Bien sûr on pourra mettre en avant le prix, le prix, et le prix, … mais ne vaut-il mieux pas s’acheter une bonne chocolatine de temps en temps à 1€ ou 1,10€, que de s’empiffrer de chocolatines dégoûtantes …