Un train à hydrogène dans les Pyrénées Haut-Garonnaises ? Avec le retour annoncé du train dans la vallée de la Garonne, entre Montréjeau et Luchon, la question de la technologie se pose.

Réouverture de la ligne de train Toulouse-Montréjeau-Gourdan-Polignan-Luchon en 2023

Depuis 2014, et la fin de circulation des trains dans les Pyrénées Haut-Garonnaises, c’est tout un territoire qui se retrouve enclavé avec des problématiques de transport de personnes et de marchandises. La station verte de Luchon a notamment beaucoup souffert. Le train permettait aux skieurs Toulousains de passer des week-end à Superbagnères, sans sortir la voiture. Idem pour les curistes. Et que dire des marchandises et des bouteilles d’eau de Luchon qui désormais cheminent en poids lourds dans la vallée.

Et avant le terminus de Luchon se sont des territoires comme la vallée de Saint-Béat qui se retrouvent  orphelin d’un connexion directe avec la métropole Toulousaine. La ligne de train entre Toulouse et Marignac-Saint-Béat, attirerait de nouveaux habitants organisés en télétravail dans le Haut-Comminges.

Aussi, la réouverture de la ligne est annoncée pour décembre 2023. Elle desservira les gares de Montréjeau-Gourdan-Polignan, Loures-Barbazan, Saléchan-Siradan, Marignac-Saint-Béat, et Luchon pour le terminus.

Les travaux de remise en état de la ligne Montréjeau-Gourdan-Polignan-Luchon

Pour permettre au train de circuler sur les 36 km de voie, à une vitesse de 90km/h, il y a encore bien des travaux. Et c’est désormais la région Occitanie qui est maitre d’oeuvre pour mener ces travaux.

Il faut notamment réaménager et rehausser certains quais, sécuriser les voies, traiter les passages à niveau, … La liaison se fera par 6 aller-retour quotidien.

Les gares seront réhabilités pour en faire de vraies liaisons multimodales, avec des parkings pour les voitures, des bus et des liaisons vélo (en connexion avec Transgarona ?)

Un train à hydrogène dans les Pyrénées Haut-Garonnaises ?

Le train à hydrogène, c’est un peu la nouvelle marotte des politiques en mal de vert dans leur communication.

La Région Occitanie avait voulu communiquer très tôt sur le sujet, avant de se faire griller la communication sur le sujet par la région Bourgogne-Franche-Comté. Cette dernière vient d’annoncer en grande pompe la commande de 14 trains à hydrogène.

En février dernier le Président de la Communauté de Communes des Pyrénées Haut-Garonnaises expliquait la logique de filière autour d’un train à hydrogène :

« Et puis je rappelle que ce train fonctionnera à l’hydrogène, une première en France. La Région a déjà passé commande des automoteurs et nous sommes en train de mener une réflexion afin de voir comment nous pouvons développer l’hydrogène vert et trouver d’autres débouchés. Une réflexion a déjà été lancée avec sept autres communautés de communes, avec par exemple la possibilité de faire rouler nos véhicules à l’hydrogène, que ce soit pour le transport collectif, la collecte des ordures et pourquoi pas, des vélos à hydrogène ! » (Propos recueillis dans la Dépêche du midi).

Train à hydrogène

Train à hydrogène

Questionnements autour de la technologie hydrogène

Sur Melles 750, on n’est pas des spécialistes de la technologie hydrogène. Mais on scrute toutes les initiatives écologiques qui permettraient à notre territoire d’accélérer sa transformation.

La technologie de mobilité autour de l’hydrogène suscite encore bien des débats. Notamment sur les modalités de production, de transport et de stockage. Et bien sur de coûts exorbitants.

On a aussi repéré des projets intéressants de rétrofit hydrogène pour transformer d’anciens trains en intégrant des piles à hydrogène. On mise toujours sur l’achat de nouveaux engins, mais peut-être y a-t-il des alternatives pour transformer des équipements existants. En tout cas on est preneur d’informations et de réflexions sur le sujet.

Commande des rames de train à hydrogène

Ce jeudi 8 avril 2021, la région Occitanie fait partie des 4 régions à commander les premières rames de train à hydrogène. Ce sont des rames bimode, qui fonctionnent soit le réseau électrique soit à l’hydrogène. Ces TER embarquent 200 personnes.

La président de la région Occitanie que les trois rames commandées, seraient bien pour la ligne Montréjeau-Luchon et par extension vers Toulouse.

Les premiers trains devraient circuler à la fin de l’année 2023, après une période de test.